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Par Camille Loty Malebranche

 

 

Démocratie simiesque, grimace de convention lâche pour être cooptés par les rois du lucre qui séquestrent les biens collectifs des peuples.

 

Démocratie des cossus, argutie du capital,

Gestuelle de vacuité pour effacer la citoyenneté en instrumentalisant l’État.

 

Démocratie des ombres enjouées,

 

Pantins enthousiastes de leur mort à l’humanité, machines actionnées au bouton des bobards médiatiques,

 

Tu fais de l’État, la patrie-cinoche des acteurs sans être, au film des lutins animés de l’idéologie anthropocide.   

 

Démocratie de ploutocrates,

 

Trône de quelques monstres moqueurs,

 

Goinfrerie avide des seigneurs de la finance,

 

Saigneurs au vampirisme convenu de l’économie criminelle,

 

Ricanements sadiques au dédain des masses qui triment dans le manque.

 

Démocratie du vide aux oracles menteurs, destruction systémique des libertés,

Simulation pseudo-moralisatrice intronisée pour éblouir les foules aliénées qui obéissent à leur propre détriment, suivent la voie de leur amenuisement collectif en votant des infrahumains qu’elles font surhommes par débilité collective…

 

Quand les crapules politiciennes se vendent par l’image derrière leur monstruosité souriante, sympathique pour les multitudes perdues, le peuple n’est qu’assemblage de jouets aux mains des médias de l’illusionnisme politique.

 

Démocratie sans peuple où l’hypothèse du droit et le bulletin de vote sont attraits fallacieux pour épater les cons, méduser les candides…

 

Démocratie patraque, telle une émoustillante lingerie de femme fatale,

Ton discours légaliste n’est qu’éros trompeur, couverture excitante pour éberluer les niais et les sots de l’intégration factice dans la jungle d’ostracisme et de tyrannie qui vit aux dépens de tous, sévit par l’amorphisme du grand nombre…

 

Démocratie des débiles consentants, marchepieds volontaires de l’ordre immonde, balourds gesticulateurs, humanoïdes mus du fantasme permanent d’être maîtres où ils ne sont que choses jetables utilisées.

 

Ah! Quand en société, l’obsession pécuniaire, la vénalité des idoles cossues, est vertu dominante dans la presse et les mentalités, pôle d’attraction des foules qui la miment,

 

La prétention humaine des ombres, n’est qu’illusion fantasmatique de béance mentale.

 

Les singeries de classe,

 

Pathologie des ombres du corps oligarchique, sont les seuls traits d’horizons des sous-hommes,

Breloques organiques dévouées des rouages de leur esclavage.

 

Démocratie inhumaine, moule d’infrahumanité

Tu dévores les moindres traces humaines, emmures l’individu dans les servitudes du vide de soi, façonnes l’être en abîme aux parois et reliefs trompe loeil des consciences effacées…

 

Et, dans les misères accoutrées, inavouées, déperditions liberticides qui font la perdition de l’homme aliéné,

 

Tu substitues les ersatz médiatiques, la facticité des manières à l’absence humaine pour jouer ta farce masquée d’objets et de titres dont se complexent les ignares tandis que s’en gonfle la baudruche mentale des zombis prétentieux…

 

Ah! Gesticulation macabre d’une société de reflets!

 

Collection d’ombres qui délèguent à leurs choses et titres consommés, comme par une lugubre métaphysique de la déviance et de la démission, l’existentielle mission de dissimuler leur effacement, la substantialiste tâche de leur conférer emblème en guise d’être!…

 

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

Tag(s) : #Poésie
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