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Par Camille Loty Malebranche

 

Le vol n’est pas l’appropriation des biens légaux le plus souvent eux-mêmes volés par les grands riches mais le non respect des biens légitimes parce que moralement acquis par leurs propriétaires sans exploitation aucune d’autrui, sans méfaits aucun dans l’histoire de leur acquisition première et de leur origine.

 

Le vol ploutocratique de la planète et de son contenu.

 

Pour être en accord avec la morale véritable de refus du vol, rasons le système étatico-économique du pillage de tous par quelques-uns ; et ensuite, quand tous auront droit à ce qui est pour tous, nous combattrons par la rééducation et la dissuasion le vol commis contre les tenants du système par l’individu, qui deviendra alors un mal parce qu’injuste dans la nouvelle société sans paupérisation, sans surexploitation de l’homme et de la nature, sans un système juridico-légal prisonnier d’une clique de voleurs dominants.

 

En vérité, dans sa logique pulsionnelle et compulsive d’accumulation effrénée et de besoins sans limites, le bourgeoisisme capitaliste est une pathologie grave de prédation et de déprédation, une classe atteinte de dépendance aux biens et d’assuétude à l’argent ; une horde de kleptomanes-kleptocrates adulés et autorisés dont on n’ose dire le nom, qui créent après les colonisations passées, des institutions financières internationales, des armées d’intervention et des formes de politiques économiques leur permettant de continuer à tout prendre aux peuples de l’écoumène. J’entends venir ce cliché apologique des banques où leurs serfs déclarent qu’ils refilent la richesse en favorisant l’investissement et l’emploi. Vraiment, on peut justifier le crime et le vol pour des raisons économiques de riches prêtant aux riches quand le banquier n’est pas en même temps Pdg de compagnies ? Et qui a jamais été enrichi par la dette à l’argent fictif ? Donc voler se justifie par l’endettement ultérieur et la mise au travail souvent d’ailleurs éreintant d’autrui ? Eh bien ! S’il en est ainsi, pillons ou plutôt reprenons ce que les grands pillards, escrocs prédateurs nous ont pris, et ensuite, investissons à nos propres comptes pour travailler avec nous-mêmes, sans patrons ni endettement. Au moins, nous aurions la décence d’investir nous-mêmes, sans créer de l’argent fictif, sans endetter la nation, sans devenir esclave d’employeurs…

 

Petite anecdote qui ressemble à un fait symptomatique du règne des banquiers et de l’argent-roi, le président étasunien, le délétère, l’infâme Woodrow Wilson qui a envahi plein de pays en Amérique dont Haïti, fut aussi le premier à avoir cédé à un consortium de banquiers privés, le droit de créer l’argent en son pays.


Alors, chers esclaves, écholalies organiques des grands voleurs meurtriers de la vie et de la liberté, avant de venir nous vendre vos balourds baragouins moralisateurs d’une presse sans autre éthique que l’argent et le commerce brandissant la morale contre les larcins banals et sans conséquence, attaquez-vous, si vous avez de l’échine, aux banquiers privés, ces ennemis esclavagistes du peuple, qui, sans travailler, s’enrichissent, vont jouir dans la fornication avec des putes de Saint-Tropez, dépensent des milliers de dollars en champagne qu’ils versent sur le ventre des gourgandines, tout en mentant aux gens sur les crises créées de toute pièce par leurs malversations financières leur mode véreux de spéculation et de crédits, exigeant de sévères restrictions dans les services sociaux et l’extension de la taxation du peuple.

 
La justice en général, la justice économique doit commencer par reprendre à l’establishment ce qui est le bien commun des peuples et de l’humanité. La véritable justice doit déposséder les accapareurs voyous que sont les banquiers, les compagnies déréglementées et leurs consorts, des ressources ravies aux nations et au monde.

 

Naturellement à un tel propos, de nombreux buffles d’étable des riches vont beugler, car le professeur asservi et acheté, inepte volontaire ayant abandonné son droit de comprendre et ratiocinant par sujétion en discoureur de service, n’est pas meilleur dans le simplisme malveillant et arrogant que le sot baragouinant ou le borné folliculaire vedette des blogs officiels et de l’écran. Tous, en bons idolâtres démonolâtres de l’argent-roi, en chœur, savent louer Mammon et la poignée de salauds cossus faisant office de prêtres du système maudit, qui leur en versent et les corrompent.

Quand l’ordre social est un grand vol, une immense fraude et un mensonge gigantesque tueur d’hommes à l’échelle mondiale où seuls de bons histrions sonores et affabulateurs à la Alain Minc peuvent encore impudemment pérorer, radoter en feignant l’ironie pour masquer leur crapuleux toupet malgré la crise dévoilant leurs mensonges, il est indécent, sot et grossier de fustiger des marginaux, ceux qui grignotent à peine des miettes pour leur subsistance, et d’invoquer en chien de garde, la violence systémique contre tous. Au risque de faire mugir les tyrannosaures de presse, je dis qu’en vérité, les voleurs de pomme sont de loin plus dignes et plus humains que les hobereaux mal civilisés de la presse, ces petits-bourgeois moralistes de foire, larbins cravatés qui portent néanmoins intérieurement et mentalement la livrée, tout en déblatérant contre le vol, vitupérant les vétilles au nom de leurs patrons. Larbins ignobles en ce que Nicolaï Gogol appellerait leur « âme morte » que je désigne moi, sous le nom de reflet gesticulatoire vu l’absence de transcendance de leur contingence sociale, vu leur bêtise ambiante et leur coupable ignorance par vénalité, une vénalité excluant toute extase spirituelle voire toute élévation humaine !

 

Dans un système qui permet et ovationne comme une vertu, l’accumulation de fortunes personnelles évaluées en milliards pour satisfaire l’égo intumescent hypertrophié des voyous des affaires les plus louches, les plus destructrices par la surexploitation de l’homme et de la nature une peu partout sur la planète, je dis qu’il faille d’abord, réglementer le mode de production, réformer le système financier, transformer l’ordre économique pour la justice et la décence. Alors et alors seulement lorsque la pauvreté - ce mal générateur de maux, ce scandale de nos sociétés d’abondance, cette jouissance des bourgeois bouffis et tarés qui adorent voir et avoir les non possédants, les employés, les prolétaires, les subalternes en esclaves tout en piétinant les uns et les autres qu’ils réifient pour leur pathologique fierté, leur gloire sale - aura été éradiquée, on s’occupera des voleurs quels qu’ils soient, qui oseront troubler un monde expurgé de ces grandes mafias officielles qu’on appelle banques privées, gouvernement et commerces voyous. Car les larcins de subsistance n’auront plus leur raison d’être, vu que la justice sociale aura détruit cette pègre autorisée que constituent les establishments qui tuent aujourd’hui par les politiques et lois appliquées en affamant, en faisant travailler comme forçats plus des deux tiers de l’humanité d’ici comme d’ailleurs.

 

Hélas ! Je sais que les protagonistes de l’injustice sociale qui en jouissent sans état d’âme, les menus fretins nord-américains si gauches dans leur réification, qui servent l’ordre établi et pour qui tout est question de droitisme et de gauchisme, traiteront ce texte de gauchiste afin de manipuler la populace désinformée pour qui toute opposition aux prédations et au vol autorisé des ploutocrates expropriant l’humanité, est un crime gauchiste ! Mais on oublie que, dans un monde de surabondance, le travail ne devrait avoir d’autres fonctions que la mise en valeur globale de l’homme sans être une nécessité pour survivre dans ce qu’un ami à moi appelle la « sous-vie » (vie de très basse qualité) de si nombreux travailleurs, qui ravage la dignité humaine. Mais qu’importe ! La vérité sociale est l’insistance des faits au-delà des apparences, faits toujours à l’épreuve des ruminations fallacieuses des journaleux sordides d’une certaine presse de flagornerie et de mensonge au service de l’oppression sans en avoir l’air !

 

Et, aux zélateurs de l’ordre établi, je dis que le mensonge politique, la mystification économique ne se défendent pas par la morale universelle ou par la logique pour la simple raison qu’ils sont indéfendables. Ce sont juste des choix arbitraires imposés par la farce idéologique des médias et la tyrannie de la force publique teintée de droit. En fait, ils procèdent comme des dogmes religieux mais souffrent cruellement d’un Dieu qui leur donnerait ses révélations authentiquement suprahumaines pour leur hiératisme économique et leur hagiographie de classe.

 

Pour l’heure, les choses étant ce qu’elles sont, le jugement et le sens étant ajustées aux des riches prédateurs de la finance et du grand commerce, dans l’hagiographie quotidienne systémique et morale qu’ils se font écrire et appliquée par leurs journalistes, leurs spécialistes, nous disons que la définition du vol à l’image de la société du mensonge, rejoint la même ironie de la démocratie par l’économie politique, la même nique de la macro-économie aux peuples, qui lorsqu’elle idéologise, laisse croire qu’elle rationalise par la science.

 

Hormis des cas de brebis galeuses trahissant des pairs voleurs, dans leur pillage de la population, qui les punissent quoique à justice comme Madoff, le vol est vertu et privilège des classes du pouvoir, l’abus copieusement établi en idéal et soutenu par les lois de l’État.

 

Dans le capitalisme de croissance exponentielle et de surexploitation de l’homme et des ressources naturelles, le vol est le vertueux privilège des ploutocrates, qui n’est dénoncé comme vilain défaut que lorsqu'il est larcin de très peu de conséquence commis par de simples individus contre le système, généralement sans vrai danger aucun pour l'ordre des grands possédants prédateurs de ce monde mais que l'on punit par principe pour leur rappeler qui sont les seuls voleurs autorisés ici-bas!

 

Individus qui, bien entendu, ne disposent guère, à l’instar des puissants oligarques, de toutes les structures du pouvoir financier national et international pour élever leur vol épars non structurels, au rang d’ordre économique, de séquestration d’État, d’altération de la démocratie, de soudoiement de politicards et de crimes planétaires contre l’humanité (les grandes majorités) et l’environnement.


CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

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