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Par Camille Loty Malebranche

 

C’est un fait scientifiquement reconnu que la psychose et ses pics extrêmes de démence, est une manifestation gravement pathologique de la « déraison » par l’altération de la personnalité du sujet atteint; toutefois, nous oublions ces sortes de vecteurs de multiples déséquilibres mentaux, on ne peut plus morbides que sont les ferments pathogènes de certaines idéologies.



Il est souvent fait abstraction du miroitement de pseudo-valeurs toxiques dans l’idéologie axiologique d’un système social du mal, qui est, pourtant, la déraison programmée par une société autoproclamée rationnelle! L’altération de la conscience collective par la déshumanisation logico-morale à travers le mensonge officiel, la manipulation systémique qui atteint ses bas-fonds abyssaux dans des sortes d’acting out étatico-sociaux et le déferment de mœurs immondes car justifiées par le grand nombre, comme l’invasion d’ « États voyous » par des empires hégémoniques au nom de leur système-paradigme jugé juste et bon, le lancement d’un mode de crédits exponentiels, la consommation sans borne satisfaisant des lubies excentriques produites en besoins illimités et onéreux créés de toute pièce dans un monde aux ressources pourtant limitées courant à la saturation, sans oublier le rejet de quiconque ne souscrit à des saloperies mentales et comportementales par une société foncièrement procédurière et ostraciste...



L’indécence de l’institution sociale est d’arguer de bien et de justice alors qu’elle méduse les masses par des hallucinations du faux mérite voire de grandeur postiche et aberrante pour les aliéner.



L’idéologie logique et morale de la société est donc l’hallucinogène d’une certaine humanité confuse et en déroute de sens.
 

Désignification sociale et morbidité du sens falsifié.


Ce que j’appelle « la désignification sociale », n’est en somme pas la mort du sens, mais l’appel à un simulacre de sens fondé sur les pires extravagances des « élites sociales » économiques, politiques et morales dont la mégalomanie et la domination peuvent se permettre toutes sortes de destructions du bon sens individuel et collectif, sens pertinent factuel et vrai pour les restituer sous formes de mythes méphitiques, espèces de reflets doxiques et toxiques par le biais de symboles et d’icônes présentées et imposées aux cohues médiatiques, suspendues aux basques et matoiseries des médias de masse du système.

 

Là, le consumérisme dévoile son hypocrisie qui prend allure d’énantiosémie quand on y voit sur les mêmes chaînes les plus motivantes publicités qui érigent la consommation à un rang cultuel et en d’autres temps des psychologues qui viennent blâmer le délire de grandeur d’une forte frange des masses de consommateurs.    

Entre la délétère percée néolibérale, la politique-spectacle et les contours d’une justice ignoble qui entend se tenir contre les faibles et les mal-aimés au sein de l’ordre d’injustice inique en règne dans les États définissant et structurant en aliénés leurs gouvernés, le monde contemporain ressemble à une vaste farce macabre où les histrions investis du pouvoir systémique de gouvernance se moquent du sens en mimant son institution par la force de la manipulation structurelle à travers des sortes de « phàrmaka » de propos lugubrement bisémiques et antagoniques orchestrant toutes sortes de mélanges contradictoires, d’ambivalence spectrale du bon et du mauvais pour dérouter le mental et manipuler les comportements... Ainsi, diaboliquement idéologisé pour le mauvais, le sens devenu factice et malsain se dilue en son contraire ultime qu
est l’aliénation et ses confusions immanentes; et la raison collective s’efface dans la raison unique exclusive de la scabreuse propagande officielle. Nous sommes en face d’une idéologie-laboratoire de ce poison mental qu’est le sens dénaturé, administré aux foules pour déshumaniser la civilisation et les sociétés qui en relèvent, par toutes sortes de barbaries. Le mérite, l’honneur en deviennent l’ironie de la vérité. Ironie qui masque la réalité exactement contraire de ce qui est projeté artificiellement.

 

Nous sommes à une heure sombre de désignification de l’action politique, laquelle orchestre toute cette mise en scène pour voiler l’horreur de l’ordre socioéconomique violent, obérant et belliciste intronisé par la politique des ploutocrates au pouvoir.

 

L’idéologie de la domination de quelques-uns a pour méthode inhérente, les techniques de conditionnement réflexe de l’intelligence qui perd l’une de ses caractéristiques fondamentales: la réflexion, cette distanciation interrogeante qui se pâme pour devenir assimilation instinctive des breloques idéologiques! Assimilation si instinctive que les pires aberrations sont immédiatement crues, et acceptées, primant la logique et le bon sens, au point que le mensonge devient croyance de masse pour marginaliser la vérité. Là où la déraison psychotique, comme je l’ai écrit ailleurs, est clairement désignée psychopathologie, la déraison idéologique est perçue convenable et même est adulée comme normale voire géniale à travers l’idoine officiel des méandres pseudo-logiques, manipulateurs de la politique d’État!

 

La déraison idéologique, cette pathologie ultraviolente qui possède, vampirise le mental collectif - sauf heureuses et louables exceptions de quelques consciences vigilantes - enfante toutes sortes d’abyssaux non sens et d’extrêmes incohérences que seul parvient à justifier le sceptre aberrant mais spécieux de l’idéologie dominante façonnant les us et coutumes des sociétés humaines déshumanisées selon les mirages faits vérités systémiques, à travers le prisme dénaturant des diktats d’oligarchies dévorantes. Oligarchies infernales, méprisables, ignominieusement prédatrices néanmoins maîtresses des organes de séduction mentale et comportementale, (« séduction » précisément à l’éducation, car il n’y a rien d’éducatif dans un processus de démantèlement du mental et de tout ce qui est humain) pour la reproduction sociale d’un ordre d’infamie. Car, faut-il le rappeler, l’une des missions fondamentales de l’éducation, c’est de fournir au sujet à éduquer, les balises conscientielles du jugement juste sur la route de sa vie; sinon ce n’est que farce de séduction systématique manipulant les foules en flattant leurs plus vils instincts de servilité primitive confondant apparence et substance dans les plus cinglantes, les plus aberrantes absurdités. Les confusions du sens social par les masses sont des outils antididactiques des dominants pour leur pédagogie de la déshumanisation des majorités serviles... 

 

La séduction systémique de l’individu par le mensonge et la corruption, quant à elle, est déviante en tout point; elle est la pioche pseudo-axiologique des saletés faites directives au service des facticités d’un mode de socialité qui fonce les fosses de fausses valeurs abyssales où va se perdre, se dissoudre l’humanité en devenir de l’individu socialisé au fond des psychoses convenues de l’ordre comportemental établi.

 

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

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Tag(s) : #Monde du Concept
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