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Par Michel-Ange Momplaisir

LA THÈSE DE LA CRÉATION, POURQUOI PAS ?

« On ne pourra donc pas rendre compte du réel par les lois de la probabilité et du hasard, puisque le réel remonte, à contre-courant, ces lois. »

(Claude Tresmontant )

 

La probabilité, l’eikos grec, « est liée à tout ce qui paraît, et relève du vocabulaire ou de l’image, et de l’imaginaire. »[1] La probabilité est un vestige du probabilisme, une vieille doctrine selon laquelle les héritiers de la Nouvelle Académie de Platon (IIe s. av. JC à IIe s. ap. JC), des sceptiques, distinguaient les propositions les plus probables, les plus vraisemblables, disaient-ils, à défaut de la vérité absolue. S’adressant à Licentius, membre de cette Nouvelle Académie, saint Augustin (354-430) a vigoureusement combattu la thèse probabiliste.[2] « Il faut rire de tes Académiciens qui disent que dans leur vie, ils suivent le vraisemblable, alors qu’ils prétendent ignorer ce qui est vrai… Ils suivent le vraisemblable, alors qu’ils prétendent ignorer ce qui est vrai. »[3] Aujourd’hui, en mathématiques, sciences exactes, « la probabilité est le rapport du nombre de cas favorables au nombre des cas possibles. » Ainsi, la probabilité pour que le dé s’arrête sur une face donnée est de 1/6e. Dans une loterie de 100 billets, pour le possesseur de 10 billets, la possibilité de gagner le gros lot est de 1/10. En microphysique, les lois scientifiques n’ont qu’une valeur statistique.

Parlant de probabilité pour Cournot, il s’agit de « toute étude qui a pour objet de recueillir et de coordonner des faits nombreux dans chaque espèce, de manière à obtenir des rapports numériques, sensiblement indépendants des anomalies du hasard et qui dénotent l’existence de causes régulières, dont l’action s’est combinée avec celle des causes fortuites. »[4] C’est le cas de la modélisation stochastique (du grec stokhastikos, habile, qui vise bien), branche des mathématiques appliquée au traitement des données statistiques par le calcul de la probabilité. Les mathématiques engagent des propositions apodictiques (du grec apodeiktikós, évident) nécessairement vraies, soit évidentes par elles-mêmes, soit démontrées par un raisonnement déductif.

Mais, attention ; toute mathématique tend à l’abstraction. « Les tentatives d’axiomatisation complète n’aboutissent pas. » Ferdinand Gonseth, Père de l’idonéisme (du latin idoneus, convenable) plutôt appelé la « philosophie ouverte », demeure réservé. Car, contrairement à la physique, une science expérimentale, « dans toute construction (mathématique) abstraite il y a un résidu d’intuitif qu’il est impossible d’éliminer », déclare-t-il.[5] L’intuitionnisme, nous l’avons vu (Chapitre II), ne manque pas chez Brouwer. Il en est de même de la logique symbolique de Couturat, de Padoa, de Peano, de Russel, dont le formalisme, si cher à David Hilbert, est porté aux nues par Rudolf Carnap (1891-1971) du Cercle de Vienne. « La connaissance », poursuit Gonseth, « vient à l’homme à la suite d’un inextricable entrelacs d’actes et de réflexions. » En outre, les théorèmes d’incomplétude de Kurt Gödel (1906-1978 ; il existe aussi un théorème gödelien de complétude avec moins d’échos) ont débouché chez certains sur une interprétation sceptique des mathématiques qui ne peuvent pas prouver leur validité.

Toute recherche scientifique oscille constamment entre ces deux pôles qu’on ne peut concevoir l’un sans l’autre : la spéculation et l’expérimentation. »[6] Aussi, la probabilité mathématique (ou la modélisation stochastique) la plus rigoureuse tente-elle à son tour de proposer une explication de la biogenèse, elle ne solutionne guère le problème. Voici ce qu’en dit G. Mercier de la Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes : « Le calcul des probabilités a échoué dans sa tentative d’explication du monde et en particulier de la vie… D’après les combinaisons mécaniques et mathématiques des corps, la cellule vivante avait pour exister, une chance sur un nombre de chances contraires exprimé par un chiffre suivi de 70 zéros. Drôle de manière d’évoluer vers le système le plus probable. »[7]

Pour Lecomte du Noüy, « ce calcul appliqué à un phénomène très simple, relativement, la production d’une cellule, conduit à des conséquences absurdes si l’on ne fait pas intervenir une cause ignorée, un antihasard. »[8]

 

Je crois avec Maurice Blondel que « la nature est une histoire intelligible et progressive, elle est la création commencée, continuée achevée. Nous sommes dans une création dont nous ne tenons aucun bout, ni le commencement, ni la fin, ni même l’entre-deux, comme disait Pascal… Nous vivons d’une vie empruntée et comme parasitaire, placentaire; nous pensons, dans une lumière dérivée d’un foyer qui nous éclaire sans que nous la regardions, sans que nous l’apercevions directement. Et c’est trop peu dire; cet inachevé de nous et de tout est, ce semble, aussi de l’inachevable. »[9]

 

Claude Tresmontant écrit : « Le concept scientifique d’évolution correspond, en un langage moderne, et au niveau du phénomène, à l’idée biblique du temps : genèse irréversible et orientée. »[10]« L’Évolution est un concept valable dans l’ordre du Phénomène, et qui connote un caractère essentiel du Phénomène, à savoir le fait d’être temporel et en genèse. La Création est un concept métaphysique qui envisage l’opération non plus du point de vue du créé mais du point de vue de l’acte créateur. Mais ces deux notions situées à deux plans différents de la connaissance sont néanmoins indissociables. En refusant l’une, on nie l’autre. On ne peut pas accepter l’une logiquement sans accueillir aussi l’autre », ne cesse de répéter Tresmontant.[11]

 

Le concept métaphysique de création dépasse l’entendement de l’homme.

 

Dans l’histoire de la pensée, il convient de reconnaître le rôle joué par le Livre des causes. L’auteur de cette œuvre serait Jean Avendauth, identifié au penseur juif Abraham ha-Levi Ibn Dawud (1110-1187).

 

Le texte écrit en arabe, a pour titre Kalâm fi mahd al-khair. En latin, Liber de causis, traduit comme tel par Gérard de Crémone (1114-1187) et Dominique Gundisalvi (naissance : début du XIIe siècle - mort :1187), archevêque de Tolède en 1152.[12] Pour certains chercheurs, le Livre des causes serait l’œuvre d’Al-‘Âmiri, un auteur arabophone du Xe siècle.

 

Dieu est Cause Première, un emprunt à Aristote. Esse vero quod est ante aeternitatem est causa prime, quoniam est causa ei/L’être qui est avant l’éternité est la cause première, puisqu’il en est la cause.[13] Dieu est l’Un, un emprunt à Plotin. Dieu est Créateur, un emprunt à la patristique, la philosophie des Pères de l’Église. Sur le plan linguistique, dans le judaïsme, le verbe bara « désigne l’action divine en tant qu’elle produit le nouveau ou le renouveau », nous révèle Lambert.[14] Solius Dei est creare/Dieu seul est créateur.

 

Le Liber de causis/Le livre des causes réconcilie ces trois notions, 1.- Cause, 2.- l’Un, Dieu, 3.- Créateur. Un moment philosophique capital. Je me permets de reprendre les propos de Bertrand Vergely : « Grand dynamiseur, faisant jaillir l’ensemble de l’univers de la surabondance de son éternel dynamisme, Dieu est la Cause dynamique de ce qui est. Sa création dynamique finit à l’infini par être spirituelle. Dieu est aussi l’Un infini, dont la création finit à l’infini par devenir création matérielle. Dieu et l’Un se confondent pour que l’on comprenne que Dieu est sagesse, harmonie quand Il fait passer le monde de l’inaction à l’action. »[15]

 

Relevant de la science, la théorie de l’évolution ne doit pas être confondue avec celle de la création. Deux plans différents. D’ailleurs, comme le pensait Popper, « les métaphysiques sont consubstantielles à la pensée scientifique. »[16] Le monde dans sa totalité reçoit à chaque instant une cause de son existence, une cause autre que le monde. Dieu crée à chaque instant l’être, l’existence du monde. Sinon le monde ne serait que néant. La cause créatrice tire du non-être à l’être.

 

Nicolas Malebranche nous explique que « la créature adhère sans cesse à Celui qui la fait être… C’est Lui qui agit en elle; elle ne peut pas subsister un seul instant sans être soutenue, sans être faite par Lui; Il la crée à chaque instant, elle reçoit à chaque instant de l’action créatrice et le fond de son être et ses manières d’être… »[17] Une « relation de dépendance ontologique » radicale, soutient saint Thomas, à l’égard d’une Cause, Dieu, œuvre de Sa Volonté autant pour saint Augustin que pour l’Aquinate, d’ailleurs appelé par Chesterton et les religieux de l’ordre du Carme « saint Thomas du Créateur. » L’Intellect divin est aussi présent dans sa Volonté souligne avec force saint Thomas. Une volonté antécédente, c’est-à-dire, d’emblée une volonté de bonté et de miséricorde.

 

Dieu veut le bien pour la nature et pour l’homme. « Dieu a créé le monde dans l’intelligence et la sagesse » (Prov. III, 19; Ps. 104, 24; Ps. 135, 5). Il ne s’agit pas d’une création ex nihilo. Lucrèce, avec raison, affirme que ex nihilo non fit, rien ne vient du néant. Le monde ne saurait en sortir. Il ne s’agit pas non plus d’une création ab initio, à un quelconque commencement. Il s’agit dune création continuée. « La création tout entière gémit et souffre en commun avec les douleurs de l’enfantement jusqu’à maintenant » (Romains, 8, 22).

 

« La réalité nous apparaît comme un jaillissement interrompu de nouveautés », explique Bergson dans l’Évolution créatrice. Dieu, l’Acte Pur d’Aristote est toujours à l’œuvre. Une création dynamique. Selon un principe ontologique de la Scolastique, actio est in passo, l’action n’est pas dans l’agent, mais dans le patient, c’est-à-dire dans le sujet de l’action, la relation de succession entre un temps antérieur et un temps postérieur à la création n’est réelle que dans les êtres créés.

 

En Dieu, l’acte créateur est éternel comme l’essence divine elle-même. Ce ne sont que les effets extérieurs de ces actes qui se situent dans le temps et qui constituent un changement. »[18]

 

De plus, « le monde n’a pas plus de raison de persévérer dans l’existence que d’y apparaître. Il n’est pas seulement ab alio quant à son origine. Il l’est aussi quant à son existence de chaque instant. D’ailleurs, Dieu n’étant pas dans le temps, l’acte créateur et l’acte conservateur se confondent. »[19] « L’acte créateur est contemporain; il se prolonge à travers tous les temps, l’évolution du monde nous y fait assister, nous en fait même coopérateurs… », écrit Édouard Le Roy.[20]

 

Dans L’être et le néant Sartre s’objecte à la création continuée : « La théorie de la création continuée, en ôtant à l’être ce que les Allemands appellent la Selbständigkeit (en français son autonomie), le fait s’évanouir dans la subjectivité divine. Si l’être existe en face de Dieu, c’est qu’il est son propre support, c’est qu’il ne conserve pas la moindre trace de la création divine. En un mot même s’il avait été créé, l’être-en-soi serait inexplicable par la création, car il reprend son être par delà celle-ci. Cela équivaut à dire que l’être est incréé. »[21]

 

Cette objection sartrienne repose sur la thèse de l’univocité de la notion d’être, soutenue par Jean Duns Scot. En d’autres termes, l’être, selon Scot, se dit de la même façon pour Dieu et l’homme, mais chacun a sa propre modalité, que Scot appelle l’haeccéité. Saint Thomas d’Aquin avait soutenu la thèse de l’analogie de l’être. Autrement dit, il y a une ressemblance entre l’être de Dieu et celui de l’homme. Quant aux êtres de la créature ils sont des êtres participés. La création continuée consiste dans la continuation de cette participation. Ou encore, l’être créé est en soi sans être par soi.

 

En définitive, la thèse de la création relève de l’ontologie. C’est l’Ens Divinum qui donne à chaque ens commune de l’Univers sa spécificité propre. Le hasard n’y joue aucun rôle. Plus précisément, il s’agit d’une métaphysique du don, celui de l’Amour, Αγαπή (Agapè). En définitive, c’est par Amour que Dieu a créé le monde.[22]

 

Ainsi, il n’y a aucune contradiction dans la métaphysique chrétienne de la création. Elle est aussi partagée par le judaïsme et l’islam. La métaphysique du judaïsme présente une création ramifiée, à l’image de l’arbre séphirotique de la Kabbale. Il faut comprendre que les penseurs islamo-judéo-chrétiens ne pouvaient pas conférer au monde des attributs propres à Dieu.

 

La métaphysique de la création signifie que Dieu est transcendant au monde, distinct de la nature. Les métaphysiques grecques et orientales appartiennent à l’immanence. La métaphysique chrétienne, comme celle du judaïsme et de l’islam, ne contredit nullement la théorie scientifique de l’évolution. Bien au contraire, « la face métaphysique est indissociable de la face scientifique. » L’évolution, en tant que théorie scientifique, et création sont philosophiquement inséparables.

 

« Une théorie scientifique ne donne qu’une représentation symbolique d’un phénomène. Elle ne constitue pas une explication véritable nous faisant pénétrer l’essence des choses. »[23] Mais, attention, le symbolisme de la science diffère de celui des textes religieux. Une solution idoine s’impose. Elle relève de l’herméneutique. On comprend pourquoi naguère Jean Calvin (1509-1564) a eu le grand mérite de mettre en garde contre toute interprétation inadéquate du symbolisme biblique par la science.

 

L’Univers a-t-il toujours existé ? Richard Rufus de Cornouailles (1210-1260) souligne « le caractère absurde d’un passé infiniment éloigné qui exclurait le présent. »[24] Jean Fidanza de Toscane, alias saint Bonaventure (1240-1284), s’est inspiré de Richard Rufus de Cornouailles en écrivant que soutenir l’éternité du Monde (l’Univers), « c’est considérer la possibilité de rejoindre dans un mouvement présent un temps qui s’éloigne infiniment… Un infini physique en acte est une impossibilité, et donc une éternité temporelle infinie est une contradiction. »[25] L’éternité n’appartient qu’à Dieu. L’astrophysique date la naissance de l’Univers à 13,7 milliards d’années.

 

 

 

 

Dans ses Collationes in Hexaemeron (du grec hex, six, et de hèméra, jour)/Conférences sur les six jours paru en 1273, un titre de livre emprunté à Basile le Grand (330-379), au frère de ce dernier, Grégoire de Nysse (331-394), et à Jean Philopon (+/-495-566), saint Bonaventure entreprend une exégèse des premiers jours de la création, que rapporte la Genèse biblique. Cependant, que l’Univers ait toujours existé, thèse encore postulée par certains astrophysiciens, voilà qui n’a guère semblé gêner le Maître de la pensée chrétienne, saint Thomas d’Aquin.

 

Sur le plan conceptuel, Thomas d’Aquin admet, comme Avicenne (Ibn Sina, 980-1037), le philosophe arabo-musulman, comme le Maître ès arts Boèce de Dacie, contemporain de saint Thomas, un Univers éternellement créé, éternellement reconduit.

 

Création et éternité ne sont pas des concepts contradictoires. « Un monde éternel serait de toute façon un monde créé », nomen creationis potest accipi cum novitate, vel sine, écrit Thomas d’Aquin dans le De Potentia.[26] « Une durée indéfinie n’a rien de commun avec l’éternité du Créateur qui ne comporte pas la succession », précise-t-il dans sa Somme de théologie.[27]

 

Comment ne pas rappeler Henri Bergson dans L’Évolution créatrice: « La création n ‘est pas un mystère ; nous l’expérimentons en nous dès que nous agissons librement. »[28] Pour Bergson, toujours dans L’Évolution Créatrice, « la réalité nous apparaît comme un jaillissement ininterrompu de nouveautés. »[29]

 

Faisons remarquer que la création du monde dans le Timée, le dernier dialogue de Platon, fait penser au premier chapitre de la Genèse de la Bible ; « Dieu vit que cela était bon (1, 18). Ce fragment se répète dans le texte de la Genèse. Dans le Timée (30a), Platon écrit : « Le Dieu a voulu que toutes choses fussent bonnes : il a exclu, autant qu’il était en son pouvoir, toute imperfection, et ainsi, toute cette masse visible, il l’a prise, dépourvue de tout repos, changeant sans mesure et sans ordre, il l’a amenée du désordre à l’ordre, car il avait estimé que l’ordre vaut infiniment mieux que le désordre. »

 

Concluons avec Claude Tresmontant : « On ne pourra donc pas rendre compte du réel par les lois de la probabilité et du hasard, puisque le réel remonte, à contre-courant, ces lois. »[30]

[1].- Vocabulaire européen des philosophes, Éditions du Seuil/Dictionnaire le Robert, 2004, p. 1029.

[2].- La Nouvelle Académie professait le scepticisme.

[3].- Contra Academicos, Livre II, Chap. VII, 20. « Le scepticisme est la carie de l’intelligence », dit Victor Hugo.

[4].- Louis-Marie Morfaux, Vocabulaire de la philosophie et des sciences humaines, Armand Colin, 1980, p. 340.

[5].- Cité par Paul Foulquié, La Dialectique, PUF, 1976, p. 93.

[6].- Ibid.

[7].- Le dynamisme ascensionnel, 1949, cité par Roger Mucchielli in Philosophie de la connaissance, Bordas, 1986, p. 261.

[8].- Cité par Fritz Fontus dans L’Actualité de l’Évangile.

[9].- Claude Tresmontant, Introduction à la métaphysique de Blondel, op. cit., pp 69-70.

[10].- Études de métaphysique biblique, J. Gabalda & Cie, Éditeurs, Paris, 1955, p.34.

[11]. - Ibid, p. 57.

[12].- Benoît Patar, Dictionnaire des philosophes médiévaux, Fides, 2006, p.59, p. 597, p. 614.

[13].- La Demeure de l’Être, Pierre Magnard, Olivier Boulnois, Bruno Pinchard, Jean-Luc Solère, Vrin, 1990, pp. 40-41.

[14].- Cité par Claude Tresmontant in Essai sur la pensée hébraïque, Les Éditions du Cerf, 1956, p. 26.

[15].- Les philosophes du Moyen Âge et de la Renaissance, Les Essentiels Milan, 1998, p. 31.

[16].- Dominique Lecourt, La philosophie des sciences, PUF, 2011, p. 70.

[17].- Léon Ollé-Laprune, La philosophie de Malebranche, Tome 1, L’Harmattan, 2009, pp. 324-325.

[18].- Paul Foulquié, Traité Élémentaire de Philosophie, Tome III, Les Éditions de l’École, 1951, p. 467.

[19]. - Ibid.

[20]. - Ibid.

[21]. - Gallimard, 1943, p. 32.

 

[22].- Sphère vraiment métaphysique que cette thèse de la création continuée. Aussi, est-il important de noter qu’elle ne saurait être cantonnée dans l’espace/temps auquel échappe l’éternité (absence de l’espace/temps) de Dieu. « Au commencement » selon le récit biblique de la Genèse (en arkhê chez les Septante, rendu par in principio chez les exégètes latins) est une mauvaise traduction du terme de la langue hébraïque aréchit, la sagesse, la logique. La divine création est une œuvre de la sagesse, de la logique (en grec le logos, retrouvé dans le Prologue de Saint Jean, la parole qui, en ce qui concerne Dieu ne peut être que logique) et de l’amour de Dieu échappant à l’espace/temps.

[23].- Paul Foulquié, Traité Élémentaire de philosophie, Tome II, op. cit., p. 123.

[24]. - Benoît Patar, Dictionnaire des philosophes médiévaux, Fides Presses Philosophiques, 2006, p. 379.

[25]. - Ibid, p.112.

 

[26]. - III, 3, ad 6.

[27]. - Ia, q. 46, a. 2, ad 5. Voir aussi Dictionnaire Critique de la théologie, Jean-Yves Lacoste, PUF, 2007, p. 345.

[28]. - Alcan, Paris, 1907, p. 249.

[29].- Cité par Claude Tresmontant in Essai sur la pensée hébraïque, Les Éditions du Cerf, 1956, p.57.

[30].- Études de Métaphysique biblique, J. Gabalda & Cie, Éditeur, Paris, 1955, p. 164.

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