Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Par Camille Loty Malebranche
 
 
 
Si la sexualité est privée et intime, le mariage est public et institutionnel, en aucun cas, il n’est redéfini sans ipso facto modifier les codes légaux et les valeurs morales d’une société. Toute reconception légale du mariage redéfinit les rapports des genres, refonde la conception de l’ordre naturel des relations conjugales et humaines en général dans une société. D’où, les peuples ont le droit de dire non si l’on court à la redéfinition du concept même du mariage et de la nature de l'union légitime et légale des conjoints sans dûment demander auxdits peuples leur volonté, en tentant d’instrumentaliser le système législatif. 
 
En ce mois d’août 2013, deux évènements concernant le mariage homosexuel ont ponctué l’actualité haïtienne: d’abord, des manifestations de rue contre ledit mariage gay; ensuite, en congruence avec le non scandé par les manifestants, l’interruption des épousailles d'un couple homosexuel à Port-au-Prince par des gens en colère lançant des jets de pierre. Devant la dérive de certains médias occidentaux indignés qui ont vite conclu à l’homophobie, je crois devoir préciser le sens de la réaction populaire haïtienne face au fameux mariage gay, ce phénomène occidental de mode que l’occident, comme toujours, veut imposer et planétariser par instinct impérialiste et d’égrugeage axiologique des alterhumanités via l’imposition de ses moindres pratiques au mépris des peuples non occidentaux quant à leur droit de vivre selon leur propres principes, leur weltanschauung collective. L’occident est passé maître de la standardisation de l’humanité, et, gare à quiconque refuse l’indifférenciation!  
 
Pour revenir au mariage gay, il faut que soit clairement dit ici que la définition du mariage relève de l’axiologie collective institutionnelle d’une société et en aucun cas, ce schème socio-anthropologique ne peut être réduit à la lorgnette des jugements intéressés, idéologisés d’un sexualisme propulsé par des lobbies érigés en oligocratie quasi planétaire.
 
Le seul droit que l’on doit aux homosexuels - parce que prérogative inaliénable des droits humains en général et donc de la démocratie avec la garantie des libertés de la personne - c’est celui de vivre leur sexualité dans la stricte sphère privée. Seule la violation de ce droit par des agressions verbales, physiques ou de l'ostracisme social officiel, constitue de l’homophobie et une violation flagrante des droits gays. Fors cela, nulle société n’est tenue de redéfinir ses valeurs logiques et morales, ses susceptibilités pour plaire à quelques surhommes nantis qui veulent lui imposer ses volontés. À vouloir forcer tous à obéir à l’injonction du mariage homo, les lobbies gays ne font que provoquer des dissensions entre la minorité gay et la société globale. Ce sont ces lobbies qui, dans leur excès oligocratique, violent les droits des peuples à s’autodéterminer moralement, à définir leur mode de vie, à établir le sens des idées, des choses et des institutions. L’attitude des secteurs gays dans cette affaire, est en fait une dictature homosexualiste provocatrice qui ne fera qu’ajouter inutilement autour de la sexualité idéologisée, une autre aspérité, un nouveau clivage conflictuel entre les membres de la société haïtienne. 
 
La sexualité doit rester dans l’intimité. Elle relève de la sphère strictement privée. L’homosexualisme est un mépris oligocratique des valeurs d’Haïti. 
 
En déplorant les violences survenues et les victimes inutiles dans cette histoire, je subodore déjà la main des prédateurs occidentaux qui vont, avec leur puissance financière, leur chantage sur l’aide au pays, tout faire pour faire entrer le mariage homo dans les lois haïtiennes. Mais qu’ils sachent qu’aucune loi ne peut artificiellement transformer les convictions morales et logiques de tout un peuple. Le légal ne saura jamais dictatorialement déterminer et reconditionner le légitime pour une société qui refuse.
 
     
Croyez-moi, je serai le premier à monter aux créneaux pour raisonner le peuple, si, dans leurs ébats intimes dans leur chambre, deux amants semblables se voient dérangés par des importuns leur refusant leur droit à leur sexualité! Mais il faut bien circonscrire le sens des choses et ne pas tenter des amalgames désinformants et manipulateurs de l’opinion pour accuser quiconque refusant d’être en congruence avec quelques-uns à qui la possession-vampirisation des médias mainstream, assure une propagande et une présence homosexualiste univoque, antidémocratique, sociocentriste voire ethnocidaire. Car les mêmes voix - je vois, entre autres, l’Onu, dont, d’ailleurs, des membres de la mission en Haïti  (Minustah) ont déjà participé à des viols homosexuels sur de jeunes haïtiens, mais aussi Rfi (radio France internationale), qui s’indignent comme nous des violences survenues au sujet dudit mariage gay à Port-au-Prince - n’oseront jamais aller défendre l’homosexualisme en Arabie Saoudite, par exemple, pays musulman pourtant très proche des establishments occidentaux. Pays religieux qui châtie des femmes accusées d'adultère et où l’homosexualité est illégale. Je dis que toute tentative de propagande homosexuelle, en idéologisant l’intimité, est de la dictature homosexualiste qui attise la violence et l’ « homophobie ». Alors, messieurs les indignés contre l’homophobie, je veux croire que vous considérez tous les peuples égaux et tenez loin de vous la résurgence du monstre du racisme civilisationnel. Arrêtez donc à temps cette tératogénie homosexualiste de vos propagandes et soyez dignes de votre humanité en respectant les alterhumanités, la souveraineté de chaque société quant à la définition de ses institutions, son établissement du sens collectif.
 
Seule la fin de l’homosexualisme avec ses propagandes expansionnistes politisant la sexualité, assurera la paix entre les altérités que sont la grande majorité hétérosexuelle et les genres minoritaires de toutes sortes à l’intérieur des sociétés. 
 
CAMILLE LOTY MALEBRANCHE
Tag(s) : #Monde du Concept
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :