Par Camille Loty Malebranche
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La valeur est le repère du sens dans la représentation de soi et de l'être par l'homme ou la civilisation qui la manifeste. Elle fait partie toujours des domaines majeurs du sens logique, moral, s’exprimant dans les champs d’action politique, religieux autant individuel que social de celui ou de ceux qui l'assument, et, en science c’est encore la valeur, cette fois épistémologique, qui tient lieu de flambeau de la vérité tant de la discipline scientifique que de son application. Pour établir la justice, il s’agit pour l’homme, conscience créatrice, de construire un ordre socioéconomique, un système politique d’équité et non de se murer dans un vieux dualisme capitalisme et pseudo-communisme qui ont tous deux échoué.
La valeur, critère motivant la conduite humaine par l’action.
Nos sentiments nourrissent nos valeurs et nos valeurs hébergent nos sentiments, de sorte que nos sentiments sont des valeurs modulées par la logique, une interaction logique et axiologique, qui nous imprègne. Une imprégnation si forte qu’elle devient une partie de nous, de nos réflexes autoconditionnés qui nous agissent et nous font agir. Lorsqu’un humain assume sa voie et sa qualité de sujet en route, il ne peut ne pas se référer à ses valeurs, et c’est précisément les valeurs qui lui communiqueront la fermeté implacable de poursuivre la voie; nul ne peut garder le cap sans sa détermination par des valeurs auxquelles il croit et qu’il arbore comme boussole. La gouvernance - cette essence de l’art politique de diriger, d’assumer le pouvoir politique - ne peut être viable et respectable que si les gouvernants sont au service du peuple sans aucun plan personnel ou de classe caché. Il s’agit d’agir pour le peuple avec les balises de la justice sociale, de l’équité interclasses dans le cas d’une société de classes, sinon de la concorde intersectorielle dans la société, de la primauté des droits justes fondamentaux du citoyen et de l’équilibre des structures composant le système étatique.
On peut allègrement prôner et poursuivre une logique rigoriste à l’intérieur d’un ordre mais si l’ordre en soi est illogique ou relève d’une logique monstrueuse tel le capitalisme actuellement appliqué, la logique elle-même puera le mal systémique, colportera les traits d’indécence et d’illogisme du système. C’est pourquoi, la détermination de toute gouvernance revient aux peuples et à leurs membres pour qui et au nom de qui celle-ci existe et c’est par ces valeurs que la gouvernance doit être orientée et que les gouvernants doivent agir. Sinon la gouvernance et ceux qui l’orchestrent, doivent être ostracisés, rejetés à la géhenne de l’histoire. Le peuple a le devoir de se débarrasser des gouvernants indignes par leur ignominie scélérate comme la corruption, l’inaptitude et l’absence de vision. En attendant, l’aptitude à trouver pour agir pertinemment dans le présent - un présent où le statu quo est en crise c’est-à-dire accablé de cette cause de toute crise sociale qu’est la vétusté d’un présent inadéquat à résoudre les problèmes et l’indéfinition factuelle du nouveau aspiré par les acteurs politiques et sociaux -, les actes posés sont souvent des tentatives pour ralentir si possible un état de crise. Mais la solution ne peut être que par l’édification de la nouveauté pertinente pour enrayer le pourrissement en cours, et métamorphoser le statu quo indu du présent vieux et inopérant.
CAMILLE LOTY MALEBRANCHE
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