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Par Camille Loty Malebranche

 

C'est par sagesse logique et morale que le véritable croyant aimant Dieu en Esprit et en Vérité, refuse de donner dans la justice boiteuse, lâche et hypocrite, mais très profitable des cohues du formalisme moral religieux qui frappent forts sur le fautif individuel même pour une peccadille, mais tolèrent la grande et criminelle injustice systémique des rois de l’ordre social. Justice systémique dont ces cohues sont des collabos en leur claudication logique et leur infirmité morale! Un exemple probant de nos dires: ces protestants bigots d'église qui s'offusquent d'un sein nu apparu à la télévision mais appuient voire osent blasphématoirement invoquer Dieu en faveur de leur armée nationale que leurs dirigeants envoient massacrer des peuples étrangers! C'est un peu comme ce poétastre bourgeois qui dédaigne le voleur de pain mais soutient et absout son ami ex ministre d'un gouvernement sanguinaire et pillard de son propre pays d'origine, pays précisément miséreux et enguenillé, parce que pulvérisé par le pillage et la corruption des hauts fonctionnaires étatiques à l'image de son ami!  

 

Le jugement logiquement juste est une force de projection vers la portée de l’acte posé comme possibilité et factualité dans la concrétisation des buts visés par l’agissant, c’est donc l’espace de la faisabilité du projet d’une conscience agissante en vue de prendre les options du succès de l’entreprise qu’est toute action manifestée en ses actes.

 

Le jugement moralement juste est, quant à lui, la considération des conséquences de l’acte perçu dans la voie à emprunter pour son effectuation; considération de son impact bon ou mauvais par rapport à la foi en Dieu, le respect de l’homme, la non altération de la nature… Un jugement singulier à la fois principiel car tenant du bien comme principe mais aussi intentionnel car tenant des contingences de l’acte ou du comportement à juger toujours selon la situation humaine qui l’encadre et en quoi, cet acte, ce comportement est engagé, impliqué. Car tout jugement ne tenant compte de la factualité contingente de l’agir humain est claudication paresseuse voire volontaire de l’intelligence, qui ne fait que forfaire à la justice et forligner envers ton humanité par l’iniquité, la méchanceté du faux jugement!

 

Entre la nature qui porte le sens comme émanation de l’essence et l’artifice idéologique imprimé par l’homme pour tromper et se tromper lui-même, le jugement vrai et juste choisit logiquement et moralement les voies de la nature! Une logique et morale déliée de tout artifice mais fondée en nature par l’esprit qui veut vivre juste et en harmonie avec soi.

 

Le jugement juste que je me porte sereinement, prime tous les autres.

 

Il faut expédier méprisamment les jugements téméraires de partialité infecte sans sagesse ni dignité. Le point suprême dominant du jugement moral et logique de toute action d’homme, c’est l’approbation de soi, une approbation qui tient spécifiquement du niveau de conscience morale et du stade de conscience globale. Car si dans l’action manifestée par un acte, le monde entier juge mauvais ma vision mais que moi, je sais et suis sûr en toute lucidité et sérénité de la justesse et de la justice de mon acte, je resterai en paix et harmonie avec moi-même, pourvu que je ne me laisse pas soumettre par le nombre et sa horde. De même, l’humanité entière peut justifier, accepter voire aduler une pratique, si ma conscience morale me la désigne comme injuste ou abominable, je ne saurais jamais y participer sans me désapprouver moi-même, sans galvauder ma paix et ma sérénité harmonieuse en moi-même.

 

Enfin, il est un test simple qui doit prédominer le jugement porté sur tout humain à commencer par soi : l’homme bon, celui qui - malgré les faiblesses et peccabilités humaines veut faire l’ascension de son esprit dans la vérité et la justice - voit en toute occasion, une chance de faire le bien, d’être aimant de Dieu, d’être débonnaire avec autrui tout en s’aimant lui-même; alors que l’homme mauvais s’abandonnant aux pires mesquineries de son être de monstre et de haine, guette toute circonstance pour prendre à autrui, punir, humilier et faire souffrir. Le mesquin n’est jamais qu’un rebut anthropomorphe de la monstruosité, un rebut en légion dans la civilisation tératogène qui a cours un peu partout dans le monde... 

 

Le jugement juste de l’intention de l’action est le plus sûr fondement et le soutien le plus ferme à la justice humaine digne et cohérente dans le comportement et l’agir.

 

L’homme, tout homme comme penseur-acteur sur la scène de la vie, exprime immanquablement en pensant et agissant, une conscience manifestant un schème de logique et un univers de morale; la liberté est de toujours bien juger pour bien ajuster la pensée-action de sorte que la justice soit le parti pris du penseur-acteur.

 

Le jugement le plus sûr et le plus digne que l’homme équilibré loin de l’autodénigrement et du narcissisme, porte sur soi est celui de sa conformité perfectible avec les valeurs fondamentales qu’il perçoit comme essentielles à l’humanité, substratum immanent par quoi la nature humaine se reconnaît.

 

Le jugement est l’acte le plus abouti de la conscience humaine, en lui se synthétisent le niveau d’intelligence, de logique de morale d’un humain en même temps qu’il exprime le sentiment ponctuel et la sensibilité de l’homme; c’est pourquoi, il est le socle de toute perception pertinente de qui nous sommes en nos profondeurs que nous y dévoilons. 

 

Les valeurs sont l’espace des modalités mentales poussant et caractérisant l’action dans un sens ou dans l’autre; seuls les sentiments sont plus immédiatement influents de notre agir, car si je prends un grand amour, par exemple, il est le sentiment direct qui fait passer à l’acte le jeune passionné qui abandonne sa famille pour la femme de ses rêves, mais cet acte posé est même inconsciemment inscrit dans une culture et ses valeurs au sein de laquelle agit notre amant  furibond dans sa fougue passionnelle! 

 

Agis en jugeant juste, sans complaisance, la portée de ta propre projection dans l’action, en scrutant la valeur de tes motifs d’agissant et le sens du mobile de chaque acte que tu poses. Vois dans ton action, l’expression du stade spirituel, moral et logique de ton humanité que tu veux manifester au monde. L’esprit conscient qu’est l’homme, accomplit ou galvaude sa valeur ontologique par l’action émanant de sa pensée-juge. 

 

Action politique et jugement juste

 

Rappelons-nous que celui qui choisit le mal comme voie, est le seul méchant à exécrer; l’homme digne - porteur de peccabilité - cultive, malgré erreurs et chutes ponctuelles, la justice comme factualité et idéal de sa vie; il est le sel vivant de la terre contre toutes les mesquineries et assuétudes que bricole un monde esclave de son insignifiance masquée dissimulée derrière l’abominable morale conservatrice des sybarites prédateurs, idéologues immondes séquestrant les États et les peuples.

 

Alors que l’impérialisme invente au gré de la géopolitique hégémonique des empires, un sinistre humanisme belliciste, un humanisme militaire géostratégique qui, selon eux, guerroie et massacre pour le bien des envahis et massacrés, l’agir politique interne ne cesse pas d’être la domination de classe des cossus sur la masse du grand nombre qui ne vit que pour expédier leur vie courante tout en enrichissant encore plus les quelques richissimes ploutocrates maîtres des vies et des biens.

 

L’agir politique n’est pas un champ d’action parmi d’autres car en lui se joue le sort présent et parfois durable au futur lointain des patients de la décision des agents de la condition des peuples que sont les gouvernants des États. C’est pourquoi les nations doivent être conscientes de leur pouvoir pour bien juger et agir en toute lumière, et prendre leur part de pouvoir, c'est-à-dire l’essentiel du pouvoir d’État en contrôlant ce dernier par de nouveaux mécanismes échappant aux expropriateurs politiciens et aux classes dominantes qui excluent lesdites nations de leurs prérogatives inaliénables, leur destin propre!

 

Alors que la politique est transformée par la plupart des politiciens en art macabre de faire des crapuleries en prenant de grands airs, il est temps que les nations se dressent pour faire elles-mêmes leur propre politique par l’action propre et saine de leur autoconstruction.

 

Que l’agir politique devienne l’apanage sacré des nations et cesse d’être la bauge infecte d’une certaine catégorie de politicards en vogue dans le monde!   

 

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

Copyright © CAMILLE LOTY MALEBRANCHE - Blog INTELLECTION -  2022

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Tag(s) : #Monde du Concept
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