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Par Camille Loty Malebranche

 

Le pouvoir doit être service à la nation et propulsion élévatrice du peuple intégral, fors cela, il n’est que flagornerie des bas instincts de prédateurs officiels et tyrannie des tenants dudit pouvoir.

Il est trois modalités, trois voies d’assumation du pouvoir politique : 1) Le pouvoir pour le pouvoir; 2) Le pouvoir pour l'avoir; 3) Le pouvoir pour le service.

Vérifions-en le sens, en posant les trois énoncés anaphoriques qui suivent, commençant par "le pouvoir pour" et voyons ce que ça donne. 
 

1) Le pouvoir pour le pouvoir!

Nous sommes ici devant l’ignominie de l’égoïsme personnel, de l’égocentrisme prédateur de classe ou de caste et c’est toujours un magma fétide de mégalomanie grossière pour tyrans voyous et dominateurs infatués. Là, tous les cuistres et les fats, tous les mégalomanes aigris, financiers sans scrupule, politiciens serviles et idéologues pervers débitent arguties et aberrations manipulant le peuple et accaparant le pouvoir pour assouvir leurs bas instincts et leur crise d’identité ontologique tout en voulant par le pouvoir et son exercice malsain, réparer leurs propres blessures narcissiques, leurs frustrations personnelles, combler leur abîme du moi dans l'égoïsme et les cruautés les plus extrêmes.
 

2) Le pouvoir pour l'avoir!

Dans cette proposition, nous tombons sur les grandes crapules avares, vénales qui se servent de la politique et de leur position aux commandes pour détourner des fonds publics, utiliser à des fins personnelles et claniques, les biens communs de la nation. Ce sont les prototypes de chefs gras aux dépens du peuple émacié, mourant de faim. 
 

3) Le pouvoir pour le service!

En cette occurrence rarissime, nous retrouvons la vocation de la politique comme domaine du pouvoir et du sens collectif! Il s'agit donc du politique transcendant les petitesses des politiciens ordinaires pour se vouer à l'élévation collective de son peuple qu'il s'efforce de guider hors des maux qui l'affectent en façonnant le bonheur comme impératif collectif au-dessus des clanismes et égoïsmes et contre toutes oligarchies dominatrices et asservissantes. 

Épilogue.

La politique est moyen et non fin; sa quiddité, le pouvoir, ayant pour finalité le service, le dévouement à travers la gouvernance au profit de la nation contre toutes formes d'avanies et d'injustices orchestrées ou contingentes.

La politique est assignation de sens et de grandeur au peuple par le politique au pouvoir sachant transformer la nation en agent souverain de son destin. 

Dans un temps de désignification de la politique par les forces maléfiques du financiarisme, où les peuples sont appelés pour légitimer l’horreur qu’ils subissent sous la dictature de quelques-uns accaparant l’économie réelle par un mode de finance monstrueux sur fond de corruption politique mondiale et d’altération de l’économie, seule une révolte planétaire des peuples peut renverser ce qui est. En attendant, la politique de la plupart des partis n’est que prostitution et mots-camouflage de la vérité des choses aux masses votantes. Entre un lobbyisme financier donnant lieu à une vraie lobbyocratie détruisant ce qui reste de démocratie et orchestrant macabrement la paupérisation ou précarisation des majorités, le monde danse au rythme lugubre de l’avarice de quelques prédateurs et du dédain des ploutocrates pour le sort de l’humanité et de la terre elle-même.

L’histoire, à la fois redevable aux mythes qui fondent la société et à la rationalité qui la projette, se construit par la politique et l’homme politique vrai, non simple politicien, sait adroitement user de l’imaginaire en l’épurant de ses failles possibles tout en embrassant la force idéelle de la raison au service de la nation.

La politique fait l’histoire et les peuples sont des agents conscients ou inconscients de l’histoire par leur aptitude ou inaptitude à choisir les bonnes valeurs pour exprimer leur volonté de conquérir leur destin et les mettre en œuvre en se montrant aptes ou inaptes dans leur choix des élites politiques authentiques pouvant les y accompagner. Un peuple aveugle ou passif qui désigne ou maintient des élites infâmes et prédatrices est condamné à être servile dans l’histoire de proie qu’il se choisit. Quand un peuple cautionne l’esclavagisme de classe, il ne doit pas se plaindre des servitudes dues à ses servilités de choix. 

       

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

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Tag(s) : #monde du concept
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