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Par Camille Loty Malebranche

 

« N’entre pas en jugement avec ton serviteur car nul vivant n’est juste devant toi » David, Psaume 143 : 2.


La justice de la foi est la faveur inestimablement supérieure de la présence de Dieu qui protège le croyant ancré en la vie spirituelle contre cette géhenne de déviances invasives qu’est ce monde et ses sordidités où les sollicitations et ses tentatives de séduction tant pulsionnelles qu'extérieures éprouvent la résistance et la volonté du bien qui habitent l'homme de foi.

Dans le livre des psaumes, il est remarquable que le même psalmiste qui dit à Dieu, « nul vivant n’est juste devant Toi », en louant ailleurs, la justice divine en laquelle Dieu garde les siens qui portent son nom, proclame : « l’Éternel me conduit dans les sentiers de la justice à cause de son nom », évoquant ainsi la justice qui vient de la sanctification constituant la justification salvifique accordée par Dieu aux croyants de tous les temps, justification qui, toutefois, ne s’accomplira pleinement qu’à travers le ministère christique mettant fin aux holocaustes animaux expiatoires et propitiatoires par le sacrifice du Christ mort puis ressuscité, qui, une fois pour toutes, réhabilite l’homme dans la vocation de son essence. Une grâce de Dieu aux hommes de foi, qu’il fortifie à la fois contre leurs propres faiblesses et contre toute puissance ou force indue qui voudrait atteindre le croyant. 

La Justice divine est un don de plénitude rédemptrice que Dieu fait à quiconque croit. C’est la grâce de la Justification où tout croyant est établi saint en Christ le damné de la croix, où toute culpabilité humaine assumée par le Messie crucifié, disparaît pour le croyant malgré la peccabilité de la condition terrestre de l’homme. La justice existentielle, vivre selon la justice, est pour l’homme, un miracle de la foi qui est réponse de l’homme à la vérité de son essence spirituelle. Et cela est un combat supérieur que nul ne peut gagner par lui-même, à moins de se réfugier en Dieu en acceptant le Christ, qui, par l’omnipotence divine spécialement mise en lui par Dieu, a vaincu les forces de l’illusion et du fini. La foi de l’homme conscient de sa justification en Christ est la juste posture mentale de dépassement du sensible pour assumer l’esprit… 

Nous devons nous rappeler que la justification est l’approbation divine de l’homme croyant qui a accueilli la rédemption christique. Une approbation malgré la peccabilité et les faiblesses qui rendent l’homme imparfait et indigne devant Dieu. Le salut de l’homme est strictement un don, le don de la justification en Jésus. La justice que l’homme doit à Dieu est donc la foi où se reconnaissant esprit, il reconnaît en Dieu Celui dont il vient et à qui, seul, il appartient et doit obéissance.

Justice métaphysique et justice d’équité. 

La justice au stade spirituel est d’abord strictement métaphysique, car modalité existentielle qui préorchestre toute pensée et action de l’homme de foi. Une justice qui est justesse dans le rapport sain à l’être et à soi et qui est donc tournée vers l’intériorité et vers Dieu en son essor, Dieu étant le Je Suis, l’Être dont nous sommes conscients d’être la créature et la créature spéciale faite à son image par nos attributs spirituels, sa ressemblance, par notre nature d’esprit. 

Il est également la justice extérieure, relationnelle, celle de notre attitude envers l’autre. C’est là, la face de l’équité, du respect du prochain et donc de l’humanité d’autrui.  

Rester implacable dans la foi et savoir que ce plan du salut est de Dieu qui le veut pour nous, est un rocher inébranlable pour l’esprit qui marche inébranlable ici-bas au milieu des instabilités du sensible, des faiblesses de la chair, de l’environnement de méchanceté de la plupart des sociétés humaines et de la finitude que ponctue la temporalité.

L’homme de foi affirme la justice divine qui l’habite et fait de lui un participant de la transcendance en Dieu. Pour un tel croyant, lorsque sévit l’ordre du monde avec ses nochers d’ignominies, ses institutions ténébreuses en mode idéologique et bêtises collectives, oui quand viennent les hordes lucifuges du monde, multitude égarée par les mirages insidieux des faussetés, seule la foi et sa justice spirituelle démasque le mal trompeur et peut encore manifester la face de l’homme refusant la déchéance dans l’impiété et la réification matérialiste mondaine qui agite et utilise les innombrables foules.


CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

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Tag(s) : #Monde du Concept
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