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Par Camille Loty Malebranche

Aphorisme du jour:

 

Nul pouvoir étatique ne peut devoir durablement sa stabilité à l’extérieur, le vrai pouvoir politique d’un État et la garantie de son intégrité territoriale sont essentiellement dans son ancrage au vouloir-vivre collectif de la nation qu’il dirige. CLM

 

Chers amis d’Intellection,

 

Je consacre cette deuxième édition du Jour des lecteurs à cette fameuse crise ukrainienne qui monopolise les manchettes de l’actualité mondiale.

 

Face à des revendications de rue et la prise des bâtiments officiels dans les villes de l’est du pays, le président ukrainien issu de la rue, façonné de toute pièce par le chaos planifié de l’occident et des clameurs des foules de la place Maïdan, déploie ses armées pour forcer les prorusses à se taire, comme si la force et les balles pouvaient garantir l’unité d’un pays ou que le zèle assassin de quelques vilains larbins propulsés par l’occident arriverait artificiellement à changer la donne ethnique et idéologique des territoires prorusses. Quand on sait que les hommes au pouvoir à Kiev avaient eux-mêmes pris d’assaut les bâtiments officiels de Kiev, et que la prise de la présidence fut vite validée à travers la reconnaissance du gouvernement ainsi constitué par les É.-U. et l’U.E. qui avaient téléguidé le mouvement,  même si des journaleux osent évoquer l’indépendance de l’Ukraine que viole la Russie, nous savons qu’en fait, le pays très agité est le théâtre en feu, brasier de l’hégémonie étasunienne et de ses alliés, et qu’il tremble devant les possibles sécessions qui le menacent par le refus des russophones qui réclament leur propre dû territorial étatique et leur rattachement à la Russie.

 

Les manifestations de l’est ukrainien, surtout ceux qui  ébranlent l’oblast de Donetsk aux villes de Kramatorsk, de Donetsk, de Slaviansk ne sauraient être jugulables par le feu, d’autant plus que toutes les caméras présentes montreraient les crimes commis en direct par un pouvoir central si peu légitime, contre ceux qu’il prétend être son peuple, part de son pays! Le dilemme de Kiev reste entier, car pas plus qu’à Maïdan, malgré les justifications d’un emploi de la force par la Maison blanche et ses journaleux occidentaux affiliés, le gouvernement de Kiev ne peut impunément massacrer des gens de ce qu’il affirme être son propre pays et en même temps prétendre à une intégrité territoriale et une unité nationale, une pacification de l’Ukraine. La Russie, ici, aurait son droit naturel  d’entrer pour protéger les siens.

 

En guise de proposition de réflexion à vous, lecteurs, je vous demande d’intervenir sur ce que vous pensez qui doive être fait pour juguler la crise ukrainienne? Compte tenu qu’il ne s’agit point d’indépendance de l’Ukraine comme baragouinent les folliculaires de certains médias mainstream, mais du ludique du feu qu’un occident agressif, en  déclin de son pouvoir planétaire unipolaire, impose par son jeu belliciste inavoué et son appétence hégémonique sans bornes dans cette partie du monde, ce territoire naturel du pôle russe à l’heure de l’émergence d’un monde multipolaire qui effraie et désole le vieil occident. Si nul ne saurait accepter que les chinois ou les russes s’installent à Mexico, personne de sensé ne peut arguer que la Russie doive consentir à la présence des États-unis si près de ses frontières. Ni un référendum croupion noyé par la présidentielle et impliquant tout le pays plutôt que les zones orientales en révolte comme le souhaite Kiev, ni l’usage de la force, d’ailleurs compliqué, par la désertions de certains corps militaires qui se sont ralliés aux prorusses, ne sauveront, à mon avis, l’Ukraine de la partition, à moins que l’occident s’en retire. La solution ne peut être que le retrait de l’occident.

 

À vous donc la parole chers lecteurs et blogueurs d’Intellection.

 

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

Tag(s) : #le jour des lecteurs, #Pensée du jour., #Monde du Concept
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