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Par Camille Loty Malebranche 

« L’Éternel me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de son nom » Psaume 23 vt 3.

La Justice que nous appelons spirituelle, est l’autre nom de la vie selon l’esprit. Vivre juste, c’est penser et agir d’abord intérieurement et ensuite par les actes et le comportement, selon la vérité de la nature humaine qui est essentiellement esprit.  

La Justice spirituelle est la morale métaphysique du croyant chrétien qui sait que la seule juste vie est celle qui permet d’accomplir la nature humaine intérieure. Ainsi, la foi, la vie intérieure avec Dieu, le respect du corps, cette maison biologique, vivante de l’esprit, dont Dieu fait son temple temporel, la justice extérieure envers les hommes sont l’essentiel de la justice spirituelle.

Le premier palier de la Justice spirituelle est celle que l’esprit engendré de Dieu, doit à l’Esprit Créateur et Engendreur qu’est Dieu. La Justice envers Dieu n’est autre que la foi et la vie intérieure d’harmonie avec le Créateur qui habite tout homme qui croit. La foi est amour se manifestant dans l’intériorité selon la communion avec Dieu. Dieu demande peu car ce n’est point une collection de rites de cultes extérieurs, de pénitences idiotes longues et autopunitives que la foi, mais une consécration de soi, le don de son être. Car Dieu ne demande rien à l’homme que l’ascension spirituelle où l’être de l’homme vit dans la vérité de sa nature intérieure.

Le second palier de la Justice spirituelle est le respect du corps et la primauté spirituelle dans la gérance des facultés du corps que l’homme doit mener selon sa nature d’habitat temporel de l’esprit, maison littérale, pas symbolique ou littéraire, de l’esprit qu’est l’homme. D’où, sachant que son corps ne lui appartenant point, il le gère loin de toute infamie. De cette justice avec et envers sa nature somatique issue de la nature dont Dieu l’a tirée, s’étend la justice dans son rapport à la nature dont le juste sait qu’il doit user avec frugalité et décence, sans en abuser, sans en mésuser… 

Le troisième palier de la Justice spirituelle est la charité envers l’humain, charité qui n’est ni sensiblerie ni proximité mais équité totale pratiquée par le juste préférant souffrir et sacrifier sa propre jouissance et ses dus si ceux-ci doivent être injustes contre autrui. Un tel juste détruira, s’il le peut le système d’injustice pour lequel il n’a aucun égard mais jamais ne fera d’injustice contre le prochain. Tout comme il ne tolèrera point de l’injustice d’un quelconque prochain contre lui, homme de justice et non masochiste esclave de quiconque. Il faut comprendre la délicatesse de cette justice car il est facile de se mettre au service des puissants de l’ordre et de leur structure d’injustice légale socialement et étatiquement imposée. C’est comme ce freluquet complexé, employé de banque, pour qui la banque est tout, mais qui tempête contre la pratique de l'usure et brûle en effigie tel usurier particulier prêtant à des taux usuraires aux commerçants de sa ville, sous prétexte que lui, l'employé de banque, n’est pas responsable de la même pratique au stade institutionnel de l'organisme financier où il travaille! Mensonge facile pour les hypocrites juges sans courage de leur morale de pacotille. C’est pourquoi, je dis que la vie de la justice spirituelle, comme d’ailleurs le laissait entendre le Christ, est une vie de renoncement et parfois de souffrances pour la congruence avec soi-même du juste assumé, qui se bat en sachant que la grâce de Dieu lui permettra toujours de vivre malgré l’isolement social de sa position pour la justice.

La Justice spirituelle est un engagement et un combat, nul ne la mène sans renoncer au monde, sans savoir que sa préférence pour le bien sera toujours, celle difficile des preux contre un monde d’abandon aux opportunismes où la méchanceté dominante de quelques-uns dont la culpabilité immédiate est avérée, ne serait guère possible sans la mollesse et la complicité fonctionnelle des foules à leur service qui choisissent de fermer les yeux pour profiter, dans leur âpreté à la curée, de la curatelle des maîtres.

Dieu exige l’amour et nous demande notre cœur. Le cœur comme dimension sentimentale de l’esprit capable de consécration passionnelle envers le Créateur et Père de son être. La consécration de l’intelligence est complétée par celle du cœur qui la rend active chez le chrétien. Le cœur comme centre spirituel du sentiment damour, réclamé par Dieu, est le centre de la vie commune de lhomme fils de Dieu avec son Père.

Aimer Dieu, cest vivre avec lui une vie intérieure daffection spirituelle, une intensité passionnelle intime en ajustant sa vie extérieure aux principes de foi en Dieu, de charité pour l’humanité par la justice, sans jamais être complaisant avec le méchant par intérêt, par flatterie  ou par peur.  

Dieu conduit les siens dans les sentiers de la justice pour la gloire de son propre nom qu'ils portent vu leur adoption spirituelle en Christ, les faisant fils de Dieu. Non, jamais Dieu ne permet que le malin entraîne ses fils vivant selon l'esprit, dans les abominations qui guettent tout homme ici-bas en la chair et ses pulsions. L'Éternel délivre aussi les siens au bout des épreuves qu'ils subissent de l'injustice des méchants qui, souvent, gouvernent ce monde pour assouvir leurs bas instincts de malfaisance par un pouvoir systémique entièrement tourné vers le mal. 

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

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Tag(s) : #Monde du Concept

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