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Par Camille Loty Malebranche

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La puissance des lobbies, puissance toute de l’ombre, que nous nommons lobbyocratie, subvertit les moindres portions de pouvoir qui restent aux élus et aux institutions administratives d’État. L’heure du lumignon de démocratie que laissait la démocratie représentative en démocratie est désormais quasi révolue pour celle des lobbies, la lobbyocratie que consacre la complaisance des partis politiques et leurs politicards avec la ploutocratie de facto des oligarques regroupés dans les institutions financières, industrielles et commerciales. En effet, l’on connaît déjà la condition valétudinaire de la « démocratie » formelle dans un mode politique où les forces économiques prédominent toutes les décisions majeures des gouvernements comme l’orientation des systèmes de santé, d’éducation, de militarisme à tort présenté comme nécessité de défense nationale par l’État qui voit le peuple comme le dernier souci des gouvernements malgré toute la péroraison actuelle sur la bonne gouvernance.

Le reste de démocratie qui constituait la faible marge de manœuvre des élus du peuple, cet espace marginal après toutes lois capitalistes d’un État mercantile est séquestré, rogné et assiégé par des lobbyistes au profit des grands détenteurs de capitaux et de leurs entreprises. Cela est obvie à quiconque regardant de près l’orientation des politiques appliquées contre les majorités à cause de la puissante influence du lobbying. La lobbyocratie érige comme autant d’États dans l’État les différents secteurs qui veulent littéralement morceler les moindres champs décisionnels du pouvoir administratif en en accaparant les parts pour leurs groupuscules, leurs domaines d’intérêts. L’État est en effet pris d’assaut et instrumentalisé par de puissants secteurs d’intérêts se dressant en seigneurs sociétaux de tous les privilèges contre la société globale, qui en font un vaste ensemble morcelé par des suzerains qui donnent des fiefs à leurs vassaux influents, et ainsi détiennent toutes les prérogatives politiques devenues chasses gardées de leurs secteurs groupusculaires tenant ledit État sous leur coupe par le financement électoraliste, le chantage de toutes sortes. Le lobbying qui commence à influencer les présélectionnés candidats de grands partis aux courses électorales ayant lieu aux divers échelons de l’électoralisme des États, n’est autre que la dépossession du peuple des moindres traits de pouvoir collectif ravi pour des intérêts particuliers sectoriels rarement en congruence avec les intérêts des majorités populaires. Secteurs financiers, industriels et commerciaux, secteurs de mœurs, telles les religions, les options sexuelles, l’État est comme pris en otage par le lobbying. L’on sait, par exemple, combien la Nra et l’Aipac sont lourdement opérants dans la politique étasunienne, mais on oublie que le lobbying formel n’est pas le seul car il existe des lobbyistes informels, pérennes ou ponctuels partout en tout pays, qui gâchent les possibilités d’acquis populaires en nos démocraties. Le peuple qui vote et au nom de qui les élus prêtent serment est le grand exclu dans la plupart de ces lobbyings. Est-il de démocratie possible où priment les desiderata privés au sein du pouvoir étatique par  la manipulation lobbyiste des secteurs clés du pouvoir exercé par les gouvernants au nom de l’État, à savoir : l’exécutif, le législatif. Le lobbyisme, tel qu'il s'opère par des groupes d'influence pour imposer leur diktat au pouvoir légalement élu, est une extension politique de l'oligarchie voulant exercer directement le pouvoir en empiétant sur l'action étatique ainsi détournée à leur seul profit et contre les majorités constituant la nation que l'État est censé diriger pour garantir le service public à tous. C'est le dernier apanage que s'octroient les cossus pour faire de l'État un instrument de leur pouvoir, une ploutocratie masquée en démocratie pour sauver les apparences. 

Il est aussi une autre forme de lobbyocratie, c'est le type de pression politique mené par l’oligocratie (oligarchie non de capitaux mais de mœurs) étendant sa mainmise sur le pouvoir des élus du peuple en plus de l’oligarchie bien établie et connue, devrait attirer le regard des peuples du monde entier. Il existe un autre aspect du lobbysme, onusien, celui-ci, que j'appellerai: lobbying d’État des puissances onusiennes. Il s'agit de la pression que les États riches, les puissances du nord, instrumentalisant l'Onu, opèrent contre les mœurs et la moralité des pays les plus faibles du sud, afin d'imposer leur propre mœurs et modes de puissants comme pour faire croire qu'il n'est guère question d'hégémonie politique, mais de droit de l'homme, d'acquis civilisationnel, de liberté à universaliser! J’en veux pour dernière preuve, le statut qu’a eu la Minujush, mission de l’Onu pour soutenir la justice haïtienne, de mener de la propagande homosexualiste sous prétexte de former les haïtiens à apprécier autrement le transgénisme, l’homosexualité etc. Là, nous connaissons les lobbyistes, ce sont des pays du nord, grands hyperactifs en homosexualisme enseigné et forcé en Haïti où ils financent des manifestations homosexuelles comme nouvelle campagne de démocratisation du pays! Comme si la liberté sexuelle passe par l’exposition publique de l’option sexuelle. Impropre confusion de la sexualité, cette dimension si noble de notre humanité avec la vilenie du sexualisme exhibitionniste. Ce qui est répugnant dans tout cela, c’est que ces mêmes lurons étatiques n’oseront jamais aller en Arabie saoudite, par exemple, où il y a vraiment des restrictions de liberté sexuelle, pour dire aux saoudiens qu’ils sont des arriérés, qu’il faille changer de comportement sexuel. Comme je le dis toujours, oui à la liberté des options sexuelles mais non au lobbying sexualiste, fût-il onusien dissimulant  l’homosexualisme impérialiste des Usa, du Canada et de la France. Car le simple fait de faire de la sexualité une affaire politique remise entre les mains d’un organisme contrôlé par des pays économiquement dominants, fait tout basculer dans le sexualisme, qui est idéologisation de la sexualité et donc rend indue l’attitude de ces pays.

On peut pérorer officiellement sur la démocratie, mais quand un État est hachuré, tiraillé d’intérêts particuliers et groupusculaires qui le harcèlent et le dominent contre la voix du peuple reléguée au dernier plan, il ne peut être que l’antithèse même du mode de pouvoir démocratique.

Le lobbyisme est devenu la face cachée et maquillée de la dictature groupusculaire autant oligarchique qu’oligocratique respectivement des groupes de pression du secteur des affaires, et des groupuscules de mœurs et de comportement particuliers exigeant de plus en plus de droits à l’échelle de l’État. Toutefois, il faut préciser que l’oligocratie et son lobbyisme, malgré ses bruits de mode, reste d’influence marginale à l’instar de leurs secteurs, et que le lobbyisme qui broie le monde et dont on peut parler de ses orchestrateurs comme de vrais lobbyocrates contre la démocratie, c’est celui des groupuscules cossus des banques, des industries de tous ordres tels les big pharma ou des alliés politiques de riches secteurs financiers voulant être soutenus par les establishments des puissances économiques, tel l’Aipac aux Usa.  

Si l’ennemie actuelle de la souveraineté populaire, c’est l’oligarchie sous ses différentes composantes financières, industrielles, commerciales, le lobbyisme est leur sceptre hyperactif, leur arme de subtilisation du reste du pouvoir d’État décisionnel, par où les oligarques effacent totalement la moindre marge de manœuvres des élus du peuple. Le lobbyisme épuise tout ce qui pourrait rester aux nations de la prépondérance oligarchique déjà systémiquement consacrée par les lois de toute société capitaliste. L’oligarchie lobbyocrate impose ainsi le dernier camouflet, l’ultime ironie aux efforts des votants qui croient à une différence même minime des partis politiques en lice aux élections. Partis expédiés au blême de l'indifférenciation quasi absolue. Ainsi, à leur ploutocratie régnante, dictatoriale de classe très restreinte, les oligarques ploutocrates ajoutent la trique impitoyable de la lobbyocratie pour tout prendre sans rien laisser aux masses voire aux nations de pouvoir et droit effectifs dans l’État qu’ils séquestrent lobbyistement.

 

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE   

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Tag(s) : #Monde du Concept

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