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Par Camille Loty Malebranche

 

 

Le caractère pérenne du fascisme, c’est de défendre populistement, même en arguant de socialisme, des secteurs puissants du capitalisme sauvage qui le financent, en utilisant les frustrations des classes moyennes qu’il attise par des désignations de boucs émissaires, tout en voguant dans un vide doctrinal à travers un cinglant opportunisme idéologique. Le fascisme n’aborde jamais les questions systémiques de l’économie qui crée de graves injustices de classe, non, il se focalise sur des faits sensibles généralement provoqués par le système économique tout en attisant des haines ethniques, épidermiques, « raciales » sur des groupes minoritaires et des catégories mal vues par la populace complexée. En pays nantis et d’immigration, le fascisme instille un orgueil sot aux foules imbéciles qui voudraient se sentir nobles de sang et supérieurs par essence à travers les grandeurs d’un nationalisme vulgaire par où les citoyens desdits pays riches se sentent d’un coup de tristes agressés, incommodés par des inférieurs venus d’ailleurs, des migrants envahisseurs! Tout cela en taisant les ignominieuses politiques financières et minières de ces pays riches dans les pays néocolonisés et continuellement exploités et paupérisés malgré les indépendances formelles après les siècles de colonisation directe. Voilà pourquoi le fascisme est l’idéologie soit des ignares manipulés soit des raisonneurs tronqués intellectuellement inaptes à la cohérence soit enfin des haineux morveux incapables de surmonter leur morve rageuse, leur propre manque dont ils se défoulent dans la politique au détriment d’autrui! Car l’injustice internationale, s’il faut l’évoquer, ne provient pas des pays que le nord économique prend comme grenier naturel de matières premières, pays paupérisés et maintenus paupérisés par les pires mécanismes du freinage orchestré par le nord avec la complicité des classes dominantes de ces pays qui abreuvent à l’intérieur, leur propre destruction sciemment planifiée de l’extérieur.

 

Le fascisme ne vit qu’en altérant les causes des crises et en mentant herméneutiquement sur leurs conséquences. C’est l’idéologie du bouc émissaire qui ne vise pas à transformer les structures afin d’enrayer les causes inhérentes des dysfonctionnements du système sociopolitique. Congruent avec ses racines de haine, le fascisme, quand il est à léchelle des grands États, équivaut toujours au bellicisme et à l’agression tant politique quéconomique des petits.

 

Sensibilité immonde d’aigris ne pouvant s’élever aux ascèses de la révolution qui libère, le fascisme est l’expression pulsionnelle faite idéologie. Une idéologie toxique pour moins que rien politisés, idéologie qui fascine les pires et innombrables minus de la société, depuis le lumpenprolétaire espérant devenir quelqu’un par une intégration comme homme de main du pouvoir, jusqu’au président marqué par des stigmates personnels non guéris en passant par ce triste individu laid, médiocre et mal foutu qui se cache derrière un titre vrai ou faux qu’il croit de prestige pour tenter de se consoler de ses misères intimes. Le fasciste est toujours raciste car il se pose en catégorie spécifique qui, seule, doit exercer le pouvoir ou habiter le pays par supériorité ethnique d’origine ou prépondérance « racialo-nationale », c’est sa morne manière de se venger des camouflets de sa vie. Une idéologie de crapules qui cherchent à combler leurs vacuités intérieures, leurs multiples complexes existentiels d’infériorité et de néant dévorant.

 

Le fascisme est une vaste déchetterie idéologique où prolifère la multitude d’ordures politiques de l’échiquier électoraliste des sociétés en crise. Le fasciste est le cloaque organique actif de toutes les insanités sociales que synthétise son être malade. Comme un charognard politique qui se repaît des dépouilles que sont les injustices et incohérences de l’ordre socio-étatique. Le fasciste est trop couard, trop indignement et mesquinement déraisonnable pour vouloir se défaire des idées fixes de sa veulerie intellectuelle et aller jusqu’à l’analyse sereine des choses, il préfère donc se complaire dans la stigmatisation à travers ses considérations superficielles des crises notamment, les crises socio-économiques, pour exciter les foules ignares tout en se défoulant de ses propres manques à coups d’amalgames grossiers et d’appels inavoués à la haine contre des catégories sociales entières qu’il accuse gratuitement. Le fasciste est enfin le magicien politicard des promesses bêtes que gobent ses partisans dans un excès de bêtise et de superstition politique en adeptes crédules selon un imaginaire magique de messianisme politique, de thaumaturgie omnipotente. De fait, le chef à élire pour les fascistes, est un messie politique. "Messie" maudit d’un messianisme thaumaturgique bête et infâme, porteur du sempiternel  mythe politique du chef surhomme ou du parti "rédempteur" qui vient pour sauver le pays et la nation en souffrance!

 

 

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

Copyright © CAMILLE LOTY MALEBRANCHE - Blog INTELLECTION -  2017

Tag(s) : #Monde du Concept

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