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Par Camille Loty Malebranche

 

Faire peur pour vendre, est devenu une modalité macabre de la propagande par les tenants du marché. Il faut dire que la peur est une alliée sûre de tous les tyrans qui l’infligent pour régner et assurer leur emprise sur les humains. Mais au stade économique, quand le marché s’empare de la peur comme sceptre commercial pour manipuler l’opinion publique asservie aux mains des médias, cela devient plus subtil et persuasif car soutenu par toutes injonctions soi disant scientifiques de spécialistes. Une époque qui transforme l’univers de la santé et de l’hygiène en foire de médicaments tous azimuts. Une époque sinistre où d’abominables spécialistes de santé au service du capital font miroiter des épidémies fictives en faucheuses imminentes menaçantes pour vendre des médicaments. Des maux que voient venir les épidémiologistes mettant en garde contre leur potentielle extrême dangerosité qui risque de décimer l’espèce humaine si celle-ci n’est pas vaccinée à l’unisson jusqu’aux taxes sur le climat, partout, le capitalisme d’État et de société, garnit ses assiettes au bras de la peur sur le dos des manipulés effrayés.

 

Nous vivons désormais au sein d’une société vaticinante hautement surinformée de ses spécialistes à travers un récurrent catastrophisme idéologique pour embringuer l’opinion publique dans une hypothétique vision du salut que seules les "élites" ont l’heur de posséder et de savoir dispenser à la foule menacée… Mais ici, comme partout, la surinformation s’affaisse en désinformation et grivois alarmisme. Un alarmisme froidement marchand. Au-delà des alertes justes sur des maladies de civilisation devenues épidémies, on occulte le fait que l’industrie alimentaire par ses additifs chimiques au vu et su de l’État, le stress inutile d’une performance lividement sans borne exigée des individus, la sauvagerie et la froideur urbaine qui nie la personne humaine cloîtrée dans l’incommunication et le refoulement, sont les principaux tueurs en cette civilisation qui instrumentalise l’humain pour le profit. Un humain considéré dans la géhenne des civilisés déchus d’aujourd’hui, est identifié à son utilité rentable sans quoi il mérite le rejet, le déclassement. Et, quand le pauvre humain totalement déshumanisé se prête au jeu macabre du marché en son ludique trilogique de performance-production-consommation, il devient alors un coltineur du faix de se maintenir dans cette sphère, au risque de perdre son rang s’il s’essouffle, se fatigue. L’éreintement ou l’inadaptation est un péché de lèse-capital que la société punit.

 

Les marchands de toute sortes, les vendeurs pharmaceutiques en particulier - on se rappelle les remous pathétiques mais tellement rentables en ventes de vaccins autour de la grippe h1n1 - remplacent les dictatures classiques dans l’art meurtrier du mensonge et de la manipulation asservissante par toutes sortes de désinformations spécialisées. La recherche d’autres sources d’information neutres et fiables loin de l’alignement idéologique et commercial des médias mainstream, sauvera la sérénité quand les prochaines alarmes de santé publique évoqueront leur terrible future pandémie imminente! Mais par delà tout, c’est une nouvelle société qui doit être créée sur la ruine de celle d’aujourd’hui dont la pathogénie et la iatrogénie n’ont d’autre racine que la nocuité du mode économique capitaliste infâme qui y sévit…

 

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

Tag(s) : #Monde du Concept

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