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Par Camille Loty Malebranche

 

En considérant l’escalade du dénigrement médiatique du référendum proposé par Alexis Tsipras, constatant les menaces des financiers de la Troïka et les grossièretés des crapules les plus agressives, les plus viles de la sphère des médiats mainstream tel le patibulaire Bhl et sa morve venimeuse contre Tsipras et le référendum, sans oublier toutes les tentatives caustiques des spécialistes de toutes tronches tels de zélés prêtres, chantres baveux et thuriféraires idolâtres de la latrie financière des banques européennes, pour manipuler le vote référendaire, je dis qu’une victoire du « oui » n’est pas tout à fait à écarter. Toutefois, je tiens à affirmer que si jamais ladite victoire du « oui » advient, elle ne sera pas une défaite pour Syriza qui, dans ce contexte, ne joue pas sa légitimité au pouvoir, mais au contraire prouve, par le choix de ses dirigeants ayant décidé le référendum, cette légitimité en appelant le peuple à voter en situation critique sur son avenir économique. Dans cette occurrence référendaire, la démocratie aura - ne serait-ce que par le geste - triomphé en tant que desiderata du peuple considéré par Syriza comme un peu plus que le seul appui électoraliste cyclique dont usent des partis pour ensuite lui imposer silence pendant tout le cycle du pouvoir électoral de ses élus.

 

Alors que la dictature européenne et son nazisme financier espère renverser Syriza par une victoire du « oui », nous disons que si l’Europe y arrive grâce à ses journaleux désinformateurs, ses menteurs despotes, ses radoteurs professionnels dits spécialistes de médias - eux qui opèrent comme des cerbères de la désinformation - qu’on ne vienne pas nous parler de démocratie, car ce ne serait que coup d’État financier, triomphe des intérêts de la finance toxique et inhumaine des ploutocrates sur les droits de l’homme, contre les droits démocratiques de la nation grecque…

 

L’Europe, même si elle vainc au référendum, ne gagnera qu’en cruauté mais demeurera la perdante morale dans cette affaire, car nul assemblage étatique ne triomphe véritablement en assignant ses propres membres à la misère et en ravalant les majorités de ses patelins au stade d’essuie-pieds de quelques riches. L’Europe, même victorieuse, ne sera que l’empire de toutes les inégalités, ce ne sera que l’Europe des ignominies; à peu près l’Europe qu’on aurait eue si Hitler avait atteint ses fins en gagnant la guerre! Tandis que nous souhaitons quand même le vote du « non » et surtout la libération de la Grèce et de tout autre pays opprimé par les establishments du capitalisme mondial, ce pernicieux terrorisme financier masqué de légalisme et de pacifisme, nous ne saurions terminer cet article sans constater encore une fois que le premier et pire ennemi des peuples, c’est le capitalisme contemporain et ses principes immanents d’endettement et de paupérisation systématique des moins fortunés, capitalisme qui étreint mortellement, étrangle la planète dans ses serres financiaristes.

 

Au bout du compte, nous ne pouvons que nous rappeler que seul le stade de conscience et l'action idoine qu'il entraîne, libère les peuples. Aujourd'hui, il faut une conscience collective de rejet du nouveau colonialisme oppresseur planétaire qu'est l'ordre financier obérant tous pour quelques-uns.  

 

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

Tag(s) : #Monde du Concept, #Actualité

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