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Par Camille Loty Malebranche

 

 

Réf: http://intellection.over-blog.com/2015/06/violence-structurelle-ou-directe-deficit-d-humanite-de-l-homo-sapiens.html

 

Deux faits du monde me paraissent évoquer l’arriération des humains dits civilisés, évoquant l’un et l’autre les pires violences que l’homme fait à l’homme au plan systémique: la finance et la course à l’armement. Finance et armement me font particulièrement douter du stade d’humanité atteints par lesdits homo sapiens, se manifestant comme simples organismes anthropomorphes, anthropomorphes monstrueux férocement exterminateurs d’humanité!

 

À éluder de travailler à grandir en s’humanisant, les sociétés humaines reproduisent un type d’hommes évalués à l’aune de la violence où les plus belles pensées sous-tendues par l’idéal humain s’avachissent pour devenir le contraire de leur vérité. Grandir ou se détruire étant les deux extrémités possibles du cheminent humain.

 

La finance comme violence économique.

 

La financiarisation capitaliste tyrannique et inhumaine de l’économie effective des peuples et des États, n’est ni scientifique et encore moins nécessaire, ce n’est que de l’idéologie macroéconomique des oligarques richissimes; de la spéculation arithmétique faite politique au service de l’idéologie qui se prétend scientifique et incontournable! La finance capitaliste est champ paroxystique de la paupérisation, pourtant, elle n’en est pas moins la chose la plus légale du monde. Nous comprenons que la loi, le droit et leur montagne de mots et de prétendues argumentations de justice à travers les chartes et la jurisprudence - tant que l’ordre systémique du monde sera capitaliste cest-à-dire agression internationale du nord contre les suds; voracité étatique des oligarchies contre les peuples, endettement des travailleurs par des sybarites banquiers - sont un vaste brigandage coiffé de phrases. Les mécanismes de création de l’argent par le crédit bancaire, les exigences des institutions internationales comme le Fmi et la Banque mondiale aux peuples, prouvent que leurs méthodes enchaînent les individus et les pays par un mode économique sans pitié, voué uniquement à multiplier les richesses des vrais débiteurs privés faits créanciers nantis par leur thaumaturgie politique usant de l’État et des institutions financières internationales tandis que triment leurs endettés pourtant vrais propriétaires de la richesse mais allègrement spoliés par la loi.

 

Ni science ni art, la finance contemporaine est une magie thaumaturgique par laquelle le non producteur s’enrichit en spéculant, en prêtant de ce qu’il n’a pas, pour appauvrir le producteur. Thaumaturgie criminelle où les détenteurs des institutions financières, décident littéralement en toute légalité, de la survie de travailleurs de partout sur la planète. Qu’en plein vingt-et-unième siècle, une telle manière soit de mise et jugée acceptable, qu’il y ait toutes ces bourses, ces banques, ces indices boursiers opérant simplement par la paupérisation institutionnelle de la grande majorité des humains à travers toutes les complexifications arithmétiques et comptables pour mystifier leur procédé, il y a de quoi douter de l’humanité des multitudes dindividus, d’abord ceux qui instaurent l’ordre en cours mais aussi la masse de ceux qui le soutiennent activement ou passivement... Hélas, dans la foulée de ces agressantes aberrations, des dégénérés légalistes et prescripteurs osent moraliser et enseigner aux proies systémiques de se prendre en main! Ceux que l’on a dépossédés de leurs biens, leurs terres, leurs dus de production, ceux dont on a pris les pays et détruit l’économie nationale, doivent se prendre en main selon le mode voulu des prédateurs…

 

Le pillage des biens publics via l’exponentialité du crédit bancaire octroyé par des banques privées, la crise économique qui, normalement, s’ensuit et l’austérité éhontée que l’État sous la férule des oligarchies financières privées, impose comme charges aux peuples pour réparer les méfaits du mésusage de l’argent public déjà volé par les banquiers privés deviennent des politiques et portent désormais des noms euphémiques et dissimulateurs tels, « dette nationale », « déficit budgétaire » « rééquilibre budgétaire » pour berner les peuples et ajouter à la violence économique la moquerie arrogante d’une poignée de traîtres patibulaires élus gouvernant les États au nom de quelques oligarques…

 

Nous reviendrons bientôt pour le volet de l’armement.

 

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

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Tag(s) : #Monde du Concept

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