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Par Camille Loty Malebranche
 
 
 
La haine est l'énergie paroxystique, abyssale de la mort, la forme sentimentale autodestructrice et destructrice du thanatos.  
 
      
La haine est essentiellement l’action passionnelle de l'Esprit dévié de son équilibre par la rage et la colère, qui veut agresser, tuer ou faire souffrir autrui selon un ressentiment violent le prenant pour coupable à raison ou à tort. Que les reproches faits au haï soient vrais, la haine n'en demeure pas moins destructrice du haineux lui-même, dévoré de l'intérieur tant qu'il n'ait assouvi son besoin de frapper l'objet de sa rage. L'on comprend alors les douleurs de l'homme d'une haine inassouvie!
 
 
Toutefois, la frappe contre le mauvais sujet qui menace, fait mal spirituellement, moralement ou matériellement, n’est jamais de la haine mais juste défense nécessaire du bien, qu’il faut néanmoins mener avec tact et sans excès.  
 
 
La contagion de la haine se répand toujours autour du haineux, voilà pourquoi l’homme de bien ne doit jamais banaliser la nocuité contaminatrice du méchant qui vomit la haine dans son environnement, car il risquerait d’en subir la toxicité voire de se faire contaminer. La seule victoire sur la haine, pour ne pas avoir à y répondre en y tombant, c’est de considérer le haineux comme la saleté absolue qu’il incarne, le pestiféré putride et contagieux qu’il est, en l’exorcisant de l’espèce humaine, en refusant de le fréquenter quels que soient sa position et les gains temporels qu’il peut octroyer, s’il est au pouvoir, à ses fréquenteurs et à sa cour...
 
 
Comme l’amour, la haine est un sentiment contagieux et invasif auquel, on ne résiste pas indéfiniment quand on s’y expose. Il faut haïr la haine pour bannir le méchant dont les affronts portent le plus saint des esprits à la colère et à la haine responsive même passagère. Tout homme haineux cultivant la haine subjective irrationnelle (le raciste, le jaloux, l’envieux, l’aigri, le piégeur, qui fait le mal pour faire le mal), doit être traité selon sa dangerosité pour préserver autrui, car le crime haineux est continuellement latent chez une telle conscience déchue, et sa présence est une infection pour l’humanité de quiconque. Toute haine même objective et juste est malsaine et maladive car elle fait souffrir son homme. Quant à ces haines systématisées rendues objectives et institutionnelles, telle celle du mode économique ou de l'État Moloch capitaliste contre la plupart de ses citoyens, que les gouvernants portent impersonnellement sans même s'en rendre compte, elle tient de l'abomination institutionnelle et classe ses porteurs au rang de criminels inavoués contre l'humanité, qui exterminent ou torturent des milliers de gens par des décisions politiques qui paupérisent et asservissent. Là, je vois le politicien malfaisant gonflé dans sa veste au moment où il voue tous à la souffrance par sa politicaillerie sordide pour plaire à ses patrons oligarques, je vois le commerçant véreux qui exploite par des prix exorbitants l’acheteur, je vois les compagnies qui subvertissent les lois des pays pour mieux profiter des peuples tout en polluant la nature, je vois le banquier bourreau qui ne pense qu’à endetter tous comme pour stupidement se croire propriétaire de l’univers, le mollah qui  s'érige maître des vies et des biens par des aberrations cultuelles, le pontife blasphémateur et iconolâtre, qui regrette de ne plus pouvoir instaurer d'inquisition, qui prétend lier et délier au nom de Dieu dont il dénature la vérité par une justice conservatrice factice au service des plus forts...
 
 
La pureté spirituelle et la santé mentale, ne peuvent s’entretenir que par l'empêchement et la rééducation de l’homme violent et haineux objectif car la violence, la haine qu'il exerce surtout s'il est au pouvoir, sont des putréfactions de l’antihumanité, des forces antispirituelles du mal destructrices de l’Esprit qu’elles rendent esclaves de la déchéance qui conduit à la mort intérieure, à la disparition pure et simple de l’Homme rendu moins que rien, déchu métaphysique, inapte à assumer toute humanité.
 
 
La sérénité et l’amabilité sont hélas, devenues des vertus si rarissimes qu'elles sont rendues vestiges d'une humanité en voie de disparition! 
 
 
L'estime interindividuelle de l'humanité, par le respect et chaleur humaine qu'elle charrie, est un embrayeur élémentaire d'amitié saine qu'ignore presque notre monde contemporain avec ses animaux primitifs qui détournent bestialement le visage pour éviter même une salutation en montrant leur haine!
 
 
L'estime institutionnelle de la collectivité, loin des inepties de fonctionnaires abjects (du chef d'État au balayeur) se croyant le nombril du monde d'occuper des fonctions publiques aux frais des citoyens,  est une bonne disposition pour la justice sociale et l'enrichissement collectif par la mise à contribution des ressources humaines parfois non utilisées par la vision bornée, non personnalisée rendue lacunaire des lois institutionnelles appliquées sans nuance.  
 
 
L'estime et le respect envers autrui, autant que ce soit possible dans nos villes barbares d'un autre genre, ressemblent à de quasi pierres philosophales dans un mode de fonctionnement social où les individus, comme des morceaux de pierres, sont, fors quelques cultivateurs pérennes de leur humanité, inexpressifs, vides et impassibles.
 
 
Combattre le mal, implique toutefois de renvoyer sans état d'âme tout trait de barbarie de cette espèce dont le prédicat "humaine" ne signifie point un statut effectif dans la plupart des occurrences. Il s'agit d'être ferme et sans nulle sensiblerie devant l'encanaillement d'où qu'il vienne: du président de la république comme de l'harengère! Il faut rejeter les irrespectueux souriants qui pillent, en s'esclaffant, les biens communs du monde qu'ils asservissent par la misère, tourner dos aux grivois boudeurs comme ces larbins et prostituées sournois qui jouent les rois et les reines, une fois hors du rôle honteux de leur vie. Car il ne faut pas s'y tromper, il existe une multitude de moins que rien qui se cachent d'arrogance irrespectueuse comme apparat.
 
 
Le refus du contact populacier avec les infects régaliens ou roturiers de toutes sortes, de toutes classes, est un devoir spirituel et moral, celui de se garder de toute descente dans l'encanaillement, de toute déchéance populacière par contagion de fréquentation.  
 
 
CAMILLE LOTY MALEBRANCHE
 

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Tag(s) : #Monde du Concept

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