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Par Camille Loty Malebranche



La plus sublime victoire du juste sur la méchanceté et ses foules, est le mépris. La bonté bien réglée doit savoir s’élever au-dessus de la cohue toxique qui patauge dans sa fangeuse grivoiserie, ventile ses mouches et asticots de mauvaiseté tout en croyant noircir le soleil par ses émonctions mentales. L’intelligence a l’injonction sacrée de cultiver le dédain des âneries et vilenies jusqu’à ne plus pouvoir être atteinte de l’agressivité méchante du sot qui joue d’arrogance factice et d'incohérence bruyante pour masquer sa bassesse et cacher son existentielle misère.  

 

On le sait bien: les acrimonies ad hominem et les sarcasmes sont en général la crânerie des envieux-jaloux et la cachette des minables les plus abominables! De même, pour les hurluberlus débiles, déchirés en leur idiotie, leur incohérence intérieure, s’extérioriser par leur méphitique glaviot dans des attaques ad personam et le dénigrement est un idéal. Et ce sont précisément ces détraqués qui accusent quiconque s’exprime sur les indécences systémiques du monde et sur l’ostracisme social infligé à toute conscience insoumise ou entendement non aligné, d’être frustré. Pour la multitude des paltoquets aisés, bons imbéciles heureux qui ne connaissent que leur petite individualité pataude, toute dénonciation du mal est aigreur et frustration personnelle!


L’indifférence est une médication supérieurement efficace contre la mégalomanie des obtus qui cherchent audience en attaquant, non les idées, ce qui les dépassera toujours, mais les personnes tout en plagiant et en citant improprement autrui.


Un menu fretin inculte et terne en mal de paraître, est un danger social, un ignoble forcené prêt à toute exaction et agressivité pour assouvir son esbroufe! De même, un minus ou un psittacidé plagiaire, intellectuellement complexé face à ceux qui font travailler leurs méninges, ne peut être qu’une crapule qui galvaude avec irrespect et hâblerie les créations d’autrui.


Le plus grand échec, la plus grande balafre narcissique que l’on puisse infliger au crâneur insolent comme au médiocre méchant cracheur d’injures et ruminant d’accusations insensées, c’est le dédain. Le dédain intellectuel, par sa hauteur méprisante, a la vertu de renvoyer les rejets de l’ineptie, les frustes insensés à leur propre cuistrerie de pitre, leur irrémédiable pitoyabilité existentielle. Adresser un seul mot à la voix cacochyme de l’organisme anthropomorphe qui braille et émet des sons par manière d’insultes - en se projetant macabrement sur autrui avec haine et complexe d’infériorité - c’est lui prêter substance, l’aider à masquer les ordures internes de son être infâme, sa propre vacuité de déshumanisé.


Le mépris est la vertu comportementale de la transcendance qui fait ignorer la vermine caractérielle et l’agresseur de toutes sortes, en mal d’importance, véritables mouches qui infestent la terre des hommes et cherchent à pourrir la vie d’autrui. Dans un monde où les brutes primitives s’imposent dans des médias, sur internet et dans les institutions, l’indifférence dédaigneuse devient la souveraine panacée contre la barbarie verbale des grossiers grotesques qui dégueulent leur fatras mental dans leur frénésie agressante.


Sur le plan ontologique, l’expérience de l’esprit en évolution qu’est l’homme, nous apprend que l’indifférence au malin comme mépris du tentateur accusateur, garantit le bien et la paix car elle fixe notre attention sur Dieu, le Bien Parfait. Le malin, ce virus qui utilise notre propre pouvoir d’attention pour prendre forme et puissance afin d’agir, ne peut tenir quand la focalisation mentale de l’esprit est sur Dieu. De même, sur le plan relationnel, face à cette masse lourdement balourde des voyous et désoeuvrés mentaux qui polluent la communication publique, l’indifférence juste constitue la sagesse qui méprise le mal pour permettre à l’homme digne de soi d’être dans l’harmonie avec Dieu et avec lui-même sans laisser dévier son attention de ses nobles intentions.


L’impassibilité au vil, comme mépris supérieur de l’immonde, et la focalisation sur le sommet où Dieu appelle l’homme par le talent et le génie naturels que l’esprit doit travailler en son être global, telles sont l’armure et l’arme invincibles de la grandeur et de l’entéléchie.



CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

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Tag(s) : #Monde du Concept

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